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Des nouveaux financements pour recycler

Face aux difficultés du recyclage des plastiques agricoles, le CPA réaffirme la nécessité de conforter la filière de recyclage sur un plan technique et financier avec une hausse de l’écocontribution au 1er octobre.

La fermeture des frontières chinoises aux déchets plastiques industriels et commerciaux a saturé les filières européennes de recyclage et augmenté les coûts pour la filière agricole.
© RFL

Dans le difficile contexte du recyclage des plastiques, les membres du Comité français des Plastiques en Agriculture (CPA) ont souligné la nécessité de conforter la filière volontaire APE, Agriculture Plastique Environnement, de gestion des plastiques agricoles en fin de vie, pour assurer le service de collecte aux agriculteurs. En effet, « depuis que le National Sword chinois a fermé les frontières aux déchets plastiques industriels et commerciaux, le marché du recyclage est saturé avec pour effet domino de réduire les prix de reprise et augmenter significativement les coûts pour la filière agricole », explique Luc Sytsma, le nouveau président du CPA, lors de son assemblée générale. L’APE et son partenaire Adivalor sont entièrement mobilisés pour continuer de progresser dans les collectes et le recyclage, en assurant les équilibres économiques et en baissant les coûts.

La crise de plein fouet

A cet égard, l’Assemblée générale a adopté la nouvelle grille tarifaire des écocontributions appliquées sur les produits neufs à compter du 1er octobre 2019. Le CPA précise que « ces mesures sont motivées par la croissance continuelle des volumes collectés, qui augmente les besoins financiers de la filière. De plus, la situation exceptionnelle que nous traversons sur le recyclage des plastiques impacte fortement les coûts logistiques. Si la filière a bien joué son rôle de tampon - les agriculteurs européens sans filières ont pris de plein fouet cette crise et se retrouvent pour beaucoup d’entre eux sans solution, elle ne peut toutefois pas s’extraire de ces nouvelles conditions de marché qui s’imposent à tous ». Les membres du CPA ont également réitéré leur soutien à l’important programme de Recherche & Développement du CPA, qui vise à une réduction à la source des déchets, pour limiter les coûts de gestion de la filière APE. Le CPA a invité François Galgani, docteur en sciences à l’université d’Aix-Marseille et responsable du laboratoire Environnement et Ressources de l’Ifremer en Région Sud et Corse, pour exposer la situation concernant les plastiques en mer. Si l’Europe ne contribue qu’à hauteur de 2 % des plastiques retrouvés en mer, la Méditerranée reste la plus encombrée de la planète. Pour François Galgani, la seule façon d’enrailler le phénomène est d’améliorer la gestion de ces plastiques à terre. A cet égard, il souligne l’importance des schémas de collecte du type APE/Adivalor.

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