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Dégâts de gel : déjà une « annus horribilis » pour les arboriculteurs

Les nuits de gel de la semaine du 5 avril ont causé d’important dégâts principalement en arboriculture et viticulture. Tous les bassins de production et toutes les espèces fruitières sont dramatiquement touchées. Une situation déjà comparable à celle de 1991.

Les dernières nuits de gel que vient de subir l’agriculture concerne de manière directe le secteur des fruits et légumes. Bien que l’étendue des dégâts ne peut encore être estimée, les températures négatives enregistrées dans la plupart des bassins de production ont affecté toutes les espèces fruitières à différents stades de floraison très sensibles.

Des pertes de récolte jusqu'à 100 %

Selon les premières informations recueillies, l’intensité des dégâts est très importante malgré les moyens de protection mis en œuvre : bougies, aspersion, tour à vent... Certains sont même allés jusqu'à faire intervenir des hélicoptères pour tenter de lutter contre ces deux terribles nuits de gel. Dans la Drôme, les températures, avoisinant les records de froid enregistrés par Météo France, ont fortement affecté la production de fruits. « Les pêches, nectarines, abricots, cerises se trouvent gra­vement compromises », mentionne un communiqué de la Chambre d’agriculture. Tous les secteurs de Nîmes et du Languedoc sont également très touchés.

A lire aussi : De lourdes pertes prévues en poires et variétés précoces pour Thomas le Prince

Dans le Sud-Ouest, certains arboriculteurs considèrent déjà des pertes de récolte de 100 %, et n’hésitent pas à comparer la situation à l’année noire de 1991 qui a marqué toutes les mémoires. Le constat formulé par le président de la chambre d'agriculture de Lot-et-Garonne après les deux nuits de gel dans le département est accablant. « 50 % du chiffre d'affaires de l'agriculture départementale est à terre », précise-t-il dans le journal local Le Petit Bleu. Tous les secteurs de l'arboriculture et de la viticulture sont touchés. En Midi-Pyrénées le constat est identique. « Seules les parcelles protégées ont pu sauver en partie leur potentiel de récolte », rapporte une technicienne.

La région Paca débloque immédiatement 500 000 euros

Dans ce contexte, les présidents des Chambres d'agriculture de la Drôme et de l'Ardèche, Jean-Pierre Royannez et Benoît Claret, ont interpellé dès le matin du 8 avril le ministre de l’Agriculture pour que des mesures exceptionnelles soient prises afin de soutenir les centaines d’entreprises touchées. En Provence, la région Paca a immédiatement débloqué une enveloppe de 500 000 euros pour venir en aide aux agriculteurs les plus touchés notamment dans les départements de Vaucluse, des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence.

A lire aussi : Vignes, fruits, betteraves anéantis par le gel : des agriculteurs témoignent

Dans un communiqué, la FNSEA appelle aussi à une réaction rapide des pouvoirs publics pour apporter des solutions concrètes afin de permettre aux agriculteurs de retrouver de la visibilité. La situation est également désastreuse au-delà de l’Hexagone. En Italie, l’Emilie-Romagne a subit dix jours de gel consécutifs. En Espagne, les zones de Lerida et Murcia sont également affectées.

A lire aussi : Dégâts de gel : le régime de calamité agricole déployé

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