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Produits d'import
De nombreux problèmes de qualité à gérer

Les écarts de qualité sont multiples et certaines enseignes devront mettre la pédale douce sur les pénalités lors des litiges.

En Amérique du Sud, la sécheresse est grave dans les zones agrumicoles du Nord de l'Argentine, dans le Sud Brésil, au Nord du Chili où les régions précoces sont les plus touchées. Les prévisions de récolte et d'exportation sont donc encore susceptibles d'être corrigées. Le manque de calibre des fruits risque d'entraîner des baisses de tonnages exportés.

En Argentine, les prévisions de récolte officielles progressent d'environ 5 % en un an. Les volumes seraient stables dans le Rio Negro alors qu'ils retrouvent un niveau normal dans la province de Neuquem. En poire, le gain de volume dépasserait 9 % à 790 000 t, mais il atteindrait + 15 % en Williams. En pomme, le volume serait stable à 860 000 t. Les impacts de la sécheresse se font sentir avec des calibres plus faibles, surtout dans les variétés tardives en toutes espèces. Les arrachages de vergers de Granny Smith accentuent la baisse de volume de cette variété qui perdrait 25 % en un an.

Hausse des salaires

Après la revalorisation des salaires minimums du début d'année, l'écart de compétitivité entre les origines se creuse encore. Le salaire mensuel minimal en Argentine est proche de 450 € contre 315 au Chili, 205 au Pérou, 170 en Afrique du Sud. Au Chili, les salaires effectivement versés sont en fait supérieurs car ils varient beaucoup selon le secteur géographique.

Le marché des petits agrumes apure les reliquats des variétés de pleine saison d'Espagne dont la tenue s'effiloche. Une vague de froid en Israël a écorné le potentiel de la famille des Orri. Des écarts de qualité sont aussi à craindre.

Des achats plus compliqués

La qualité des légumes du Maroc et d'Espagne est plus aléatoire. Les achats sont d'autant plus compliqués que l'offre est légèrement déficitaire.

Les pertes liées aux inondations de décembre au Maroc entraînent un recul de l'offre un peu plus important que prévu. La baisse des tonnages atteint 40 à 50 % en ce début d'année.

En tomate, l'offre de rondes est la plus touchée. Les lots bien colorés manquent et les prix dépassent donc 1 € stade import. Les départs vers la Russie risquent de ne reprendre qu'au compte-gouttes du fait des défauts de paiement et des refus des envois de décembre.

C'est surtout en courgette que les prix flambent, mais les ventes faiblissent. L'écart de valorisation entre le Maroc et l'Espagne atteint 0,50 € autour d'un pivot de 2 €. Le déficit est aussi lié aux arrachages de cultures en Espagne pour les remises en place. La première rotation a été peu rentable et la baisse des prix en décembre a aussi entraîné un abandon de cette culture.

Dans la région d'Almeria, les entreprises sont de plus en plus contrôlées. En un an, le nombre d'inscrits à la sécurité sociale agricole a bondi de plus de 8 % avec l'inscription de plus de 4 000 salariés supplémentaires. Les chômeurs, qui travaillaient sans être déclarés, sont souvent arrivés en fin de droit et les migrants originaires d'Amérique latine sont rentrés au pays. Par ailleurs, les ateliers clandestins sont en voie de disparition. Ce qui explique la baisse des prix moyens lors des trois premiers mois de la saison. Thierry Seguin

Rédaction Réussir

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