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Tour d'horizon de la production
Crise de la mâche, les maraîchers nantais s'adaptent de la production pour certaines OP

L'hiver estival a bousculé la production et les habitudes de consommation. Il en a résulté trop d'offres pour peu de demandes. Les cours ont chuté drastiquement. Durant trois semaines en décembre, la barquette de mâche était expédiée au prix plancher de 0,30 € (source SNM). La période de surproduction en novembre-décembre s'est traduite pour certains par un prix de vente inférieur de 1 €/kg au prix de revient de la culture. A ce moment-là, la mâche a été détruite en moyenne jusqu'à 30 % de la production pour certaines OP. Cette saison a été ressentie comme dramatique par les maraîchers. Contrairement à la saison 2011-2012 qui a subi des difficultés similaires en fin d'année, les cours ne se sont pas redressés de façon spectaculaire.

Pour les OP où les contrats avec les industriels priment, la destruction de la mâche a été moindre (15 à 20 %). Globalement, malgré cette campagne compliquée, les OP reconduisent le même potentiel. Il dépasse les 36 000 t. Nanteurop, qui contractualise 70 % de sa production, a planifié 11 000 t de mâche. Val Nantais table sur 7 300 t et 60 % seront contractualisés. Océane offrira sensiblement le même tonnage (7 100 t). Ayant opté pour un conditionnement en barquette et peu de contrats, Océane pense décaler certains semis, réaliser moins de rotations sur une même planche et adapter les variétés à ces conditions climatiques plus douces. La SAS Les 3 Moulins-Vitaprim prévoit 4 500 t et 55 % en contrat. De la mâche bio est aussi proposée. Loire Europe annonce 4 000 t. Enfin Fleuron d'Anjou mise sur 1 200 t et 55 % de contrat.

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