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Criée de Malines : l’année des légumes de pleine terre

Après un début d’année en demi-teinte, la Criée belge de Malines a réalisé un chiffre d’affaires en hausse de 5 % à 238 ME par rapport à 2005, ces bons résultats étant à attribuer à un prix moyen des légumes en meilleure forme en raison d’une baisse de la production. Pourtant, de janvier à avril, le chiffre d’affaires était resté en deçà des prévisions. Mais à partir de mai, la tendance s’est inversée et, pendant l’été, la Criée a battu tous les records. Pendant la canicule exceptionnelle de juillet, les maraîchers des pays voisins ont, en effet, été confrontés à des problèmes de qualité. Et dès le mois d’octobre, les prix sont revenus à la normale. Ce sont surtout les produits de pleine terre qui ont été le moteur de cette embellie. Leur chiffre d’affaires a progressé de 29 % et ce malgré une baisse de production de 5 %. En revanche, pour les légumes de serre, le résultat est plus nuancé. Les salades, laitues et concombres ont été moins performants, contrairement aux poivrons qui ont enregistré de bons résultats. Quant à l’enveloppe des coûts de chauffage, le fioul est resté à des niveaux sans précédent, ce qui a accru la pression sur la rentabilité. Aussi, les serristes n’ont réalisé qu’une année à des prix de revient modérés.

Des niveaux de prix élevés

Reste que 2006, mérite le titre de l’année des légumes de pleine terre. Les producteurs belges ont limité les dégâts au cours de l’été, la demande étant restée à des niveaux très élevés faisant exploser les prix. Les salades de pleine terre se sont ainsi vendues 20 % plus cher qu’en 2005. Et les poireaux et choux-fleurs à respectivement 62 et 46 % plus cher que durant l’année précédente. Sans compter les très bons scores des autres choux, en particulier le chou rouge (+ 102 %), le chou de Bruxelles (+ 60 %) ou encore le chou de Milan (+ 53 %) et le brocoli (+ 31 %).

Quant à la tomate sous serre, qui reste le produit phare de la Criée (elle représente la moitié des arrivages), les volumes ont atteint 136 000 t. La tomate branche a stagné en 2006 avec 36 % de l’offre totale tomate. En moyenne, le kilo de tomates s’est vendu 2 centimes d’euro plus cher et 1 centime d’euro de plus pour la tomate en branche, ce qui correspond à une hausse du prix moyen de 2 et 1 % respectivement comparé à 2005.

Les prix de la mâche ont augmenté de 20 %, tandis que la laitue et la salade sous serre se sont vendu 6 et 20 % moins cher que l’an passé. Même constat pour les concombres, dont les prix ont régressé de 5 % sur un an, malgré une forte reprise des ventes après un début d’année plus que catastrophique. Enfin, les poivrons enregistrent une hausse des prix de 40 % comparée à 2005, une année plus que médiocre.

Reste que les coûts de production pèsent sur la rentabilité des entreprises maraîchères. Les prix de l’énergie, qui avaient flambé en 2005, sont restés à des niveaux élevés la majeure partie de l’année. Jusqu’en août, le fioul se vendait 70 % plus cher qu’en janvier 2005. Quant au gaz naturel, son prix a suivi la même tendance. Si ces hausses se poursuivent, elles pourraient avoir un impact négatif sur le secteur dans les années à venir.

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