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Créer des références pour les microfermes maraîchères bio

Le projet MMBio (2019-2023), portée par l’Itab, a pour objectif d’analyser les performances et la durabilité des microfermes en maraîchage biologique, afin de proposer des outils pour former et accompagner les porteurs de projets.

Trouver des clefs de viabilité des microfermes est un des aspects recherchés par le projet MMBio. © RFL
Trouver des clefs de viabilité des microfermes est un des aspects recherchés par le projet MMBio.
© RFL

« Nous assistons à un véritable boom des installations sur des microfermes depuis plusieurs années », témoigne Mathieu Conseil de l’Institut technique de l’agriculture biologique (Itab). Or les références techniques et économiques pour les accompagner manquent. Le projet Casdar MMBio vise à étudier un réseau national de microfermes maraîchères bio professionnelles pour acquérir des données solides sur leurs performances techniques, économiques, agronomiques et leur durabilité. « Nous voulons identifier les clefs de réussite et les facteurs d’échec de ce type d’installation », a expliqué Natacha Sautereau de l’Itab lors d’une conférence en ligne des Rendez-vous Tech & Bio, en 2020.

A lire aussi : Projet MMBio : « Evaluer des pratiques des microfermes maraîchères bio »

La quarantaine de microfermes suivies a été choisie sur les critères suivants : une surface cultivée en légumes de maximum 1 ha, deux tiers du chiffre d’affaires issu du maraîchage, un maximum de 3 UTH dans la limite de 0,75 ha/UTH, quinze espèces minimum cultivées, une ancienneté de minimum trois ans et une comptabilité claire. Une enquête, conduite sur des données économiques et techniques sur deux années est en cours afin de pouvoir, à terme, valoriser les parcours en produisant des méthodes de conception et des outils d’accompagnement.

Des trentenaires non issus du monde agricole

Le projet est loin d’être terminé mais des premières données ont été présentées. « Les premiers constats sont la convergence de toutes les fermes vers la production de 35 à 40 espèces, détaille Natacha Sautereau. Certains ayant commencé avec plus ou moins d’espèces. » Le chiffre d’affaires par unité de surface sur la partie des fermes enquêtées se situe autour de 6,10 €/m² (entre et 4 et 8 €/m²). Ce chiffre est plus élevé que ce qui a été trouvé dans la bibliographie tant pour les microfermes maraîchères déjà étudiées que pour les groupes de maraîchage diversifié issus de la bibliographie (soit environ 2,50 €/m²).

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Le temps de travail annuel médian dans le réseau MMbio est de 2 700 h/an contre une fourchette de 3 000 à 5 000 h/an pour les fermes en maraîchage diversifié. « Mais le panel étudié est très hétérogène et les temps de travaux sont déclaratifs, nuance Mathieu Conseil. Nous avons besoin de consolider ces données pour savoir comment les interpréter. » Les producteurs suivis sont, pour la majorité, non issus du monde agricole, avec des origines professionnelles diverses. Ils se sont principalement installés entre 30 et 37 ans. La surface dédiée au maraîchage est comprise entre 4 000 à 10 000 m², avec une médiane à 6 700 m² dont 15 % sous abri.

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