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[Coronavirus Covid-19] Marchés interdits : un coup dur pour les fruits et légumes

Même si des dérogations sont possibles, le coup est rude pour les commerçants alimentaires travaillant sur les marchés (halles couvertes et marchés de plein vent) et leurs fournisseurs traditionnels, les grossistes.

marches de plein vent
Le week-end dernier, les marchés alimentaires professionnels avaient montré leur aptitude à (faire) respecter les conditions sanitaires. Cela ne semble pas avoir été suffisant.
© Saveurs Commerce

L’annonce est tombée le lundi 23 mars au soir. Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé l’interdiction des marchés alimentaires (plein vent et halles ouvertes) sur le territoire, sauf dérogation donnée par le préfet sur avis du maire. Le décret est sorti le mardi matin.

Depuis, les fédérations du commerce du bouche sont mobilisées et multiplient les contacts avec les mairies. Certaines municipalités ont décidé de maintenir leurs marchés tout en faisant demande de dérogation auprès de la préfecture. D’autres, à l’image de la ville de Paris, ont décidé de ne pas demander de dérogation : dans la capitale, les marchés couverts et la soixantaine de marchés de plein vent sont donc fermés.

Beaucoup de municipalités avaient déjà décidé d’annuler la tenue des marchés bien avant l’annonce du Premier ministre. Le 19 mars, l’ensemble des fédérations de commerces de bouche – appuyées  par les marchés de gros – avait appelé au maintien des marchés. Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, avait lui aussi réaffirmé que « les marchés devaient continuer à ouvrir pour l’accès aux produits frais de nos concitoyens ».

L’aptitude des commerçants et des municipalités à s’entendre pour la bonne tenue des marchés semblait avoir fait ses preuves. « Les marchés alimentaires proposés par les professionnels qui se sont tenus ce week-end avec le soutien des maires et de la police municipale ont démontré leur capacité à sécuriser l’espace de vente pour organiser le respect des distances réglementaires entre les clients. L’ensemble des professionnels du secteur alimentaire a ainsi démontré aux maires qu’il pouvait assurer au mieux le respect des conditions sanitaires et la santé de tous », soulignait un communiqué commun des fédérations de commerces de bouche.

Un travail préparatoire en amont avait en effet permis la bonne implantation des nouvelles modalités : espace de 3 à 5 m entre les étals, installation de films plastique ou de vitres en plexiglas, files d’attente espacées matérialisées…

Cependant, les fédérations regrettaient que « des centaines de maires sur l’ensemble du territoire aient préféré interdire la tenue de ces marchés considérant que les conditions de sécurité n’étaient pas requises ». Désormais, tout est entre les mains des premiers magistrats des communes.

Lire aussi : Les grossistes s’organisent en temps de crise sanitaire

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