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Sondage
Consommation f&l : les intentions sont là mais...

Une étude de FranceAgriMer montre que les Français ont de bonnes intentions en matière de proximité, saisonnalité et quantité consommée mais cela ne ressort pas dans leurs actes.

FranceAgriMer a rendu publique, le 13 avril, son étude commandée à l'institut CSA sur les pratiques d'achats, de consommation et d'utilisation des f&l frais et transformés (pommes de terre comprises). La méthodologie utilisée fait apparaître de grandes disparités entre les actes déclarés et la réalité).

Le sondage a été réalisé auprès de personnes se déclarant consommatrices de f&l, selon la méthode des quotas, entre décembre 2014 et octobre 2015. L'étude a été réalisée en six vagues. La première (sur décembre 2014 et janvier 2015) et la dernière (sur octobre 2015) étaient composées d'un questionnaire déclaratif. Les quatre vagues intermédiaires les interrogeaient sur leurs actes réels (exemple : prises effectives de f&l dans les 48 heures précédentes).

Parmi les faits notables, 61 % déclarent préférer privilégier les commerces de proximité plutôt que les supers et hypermarchés pour l'achat de leurs f&l. Dans la pratique, 60 % les achètent… en hypers ! Viennent ensuite les supers et en troisième position les marchés. Si le prix reste le premier frein à l'achat, dans le linéaire c'est la fraîcheur qui prime.

Manger cinq f&l par jour est un objectif pour les deux tiers des sondés. Seulement 4 % d'entre eux y parviennent.

Lorsqu'ils ont le sentiment de ne pas acheter suffisamment de f&l, les raisons avancées sont majoritairement la peur de gâcher (fruits) et le manque de temps pour cuisiner (légumes).

La recommandation du PNNS de manger cinq f&l par jour est un objectif pour deux tiers des sondés. Parmi ceux-ci, la moitié déclare le faire. Dans les faits, ils sont seulement 4 % à consommer cinq f&l par jour. La première raison demeure, selon l'étude, le prix.

Une très grosse majorité des répondants déclare respecter la saisonnalité des f&l : (93 % pour les fruits, 97 % pour les légumes), mais cela ne se vérifie pas encore une fois dans leurs actes.

Si 97 % des personnes interrogées affirment faire attention à ne pas gaspiller, on constate que 19 % du total des sondés jettent des f&l et ne modifient leur comportement d'achat pour autant.

Au vu de ce sondage, si les principes défendus par la filière f&l semblent entendus des Français et entrés dans les consciences, ils ne sont pas encore totalement dans les mœurs. Il faudra encore communiquer, du temps et d'autres initiatives.

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