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Maine-et-Loire
Comment l'Anjou vise 50 % de produits locaux en RHD

Le réseau local initié par l'association des maires, la Chambre d'agriculture et le Conseil départemental mobilise fortement les acteurs. Les premiers résultats sont là.

En mars, le Comité interministériel aux ruralités faisait le point sur les avancées en matière de ruralité. Parmi les quarante-six mesures, la vingt-cinquième stipule de faciliter la participation des producteurs locaux aux marchés publics pour atteindre 40 % de produits locaux dans la restauration collective d'ici 2017. Le colloque, organisé par le Réseau local angevin le 7 octobre à Angers, a montré des résultats encourageants.

Après deux-trois ans d'engagement via le Réseau local et le suivi, la proportion de produits locaux dans les menus de douze collèges a fortement augmenté. Au départ, un seul des restaurants affichait 20 % de produits locaux, les autres ne dépassant pas les 5 %. Après la démarche, le budget moyen atteint 25 % (1,81 €/repas, dont 0,44 € de produits locaux) pour atteindre 45 % dans le meilleur des cas. Les f&l représentent entre 5 et 75 % de la part des produits locaux avec une moyenne de 32 %. En matière de prix de revient, le local ne coûte pas plus, soit 0,05 €/repas sur les douze échantillons préalablement cités, la règle n'étant pas de mise. Certains restau-rants ont augmenté leur coût, d'autres ont même baissé leurs factures. Le Collège de l'Evre à Montrevault (Maine-et-Loire), 336  élèves, a fait figure d'exemple. Il cuisine 49 % de produits locaux pour un coût de 1,38 €/repas. Dans ce budget alimentaire, les f&l en représentent 14 %, le poste principal étant les viandes et les poissons avec 39 %. Et les f&l locaux constituent 42 % des achats de f&l. Il est donc possible d'atteindre l'objectif à condition de changer certaines habitudes, en termes d'estimation des besoins, de saisonnalité des produits, de constitution des menus, de rédaction de l'appel d'offres, de manière de cuisiner, de présenter les plats, de faire évoluer le service et de limiter le gaspillage. Ces conditions nécessitent une volonté de tous les acteurs (des producteurs en passant par les grossistes et restaurateurs).

Les fruits et légumes représentent en moyenne 32 % de la part des produits locaux dans les menus des collèges.

Ainsi l'association Bio Loire Océan –  qui regroupe cinquante producteurs bio – livre trente établissements en Pays de Loire, Terre Azur commercialise 35 % de produits locaux pour la RHD de la région.

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