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Chep France veut orchestrer les flux de marchandises

Le spécialiste de la location-gestion de palettes évolue vers une nouvelle génération de centres de services, encore plus proche du client auquel il apporte son savoir -faire logistique. 

Chep France gère environ 39 millions de flux de palettes par an à partir de 27 centres (ici celui de Templemars dans le Nord) © Philippe Gautier

Chep France est un acteur bien connu de la filière f&l en ce qui concerne la location de palettes. Le groupe fournit ses prestations à plus de 1200 clients (dont Bonduelle ou Rougeline) et gère annuellement environ 39 millions de flux de palettes. Mais au-delà, la filiale française du géant américain. Mais le loueur veut aller plus loin en aidant ses clients, à l'amont et à l’aval, à organiser leurs flux.     

« Le transport de marchandises devient de plus en plus difficile, surtout en France. Et cela n’est pas près de s’arrêter. Une solution que nous pouvons apporter, c’est d’apporter notre expertise pour encourager la collaboration entre les parties, et de là favoriser la mutualisation des flux. Aujourd’hui, la supply chain ne peut plus s’offrir le confort de travailler seule dans son coin. » explique Latifa Gahbiche, directrice générale de Chep France. En juin dernier, Chep France a créé un département ayant pour vocation d’accompagner ses clients dans l’optimisation de leurs tournées. L’entreprise dispose d’un vrai “trésor” en la matière grâce aux déclarations de mouvement de palettes des clients: avec une telle source d’informations, Chep France peut identifier ceux qui représente un potentiel de mutualisation et leur proposer un partage, tout en conservant l’anonymat

Une première expérience a été menée en Espagne

« L’idée, c’est que l’on puisse utiliser le même camion pour un distributeur A et un distributeur B, l’un payant le transport amont et le second, le transport aval » précise Latifa Gahbiche. Selon Chep France, le service, qui a d’abords été testé en Espagne, concerne déjà une quarantaine de clients et 28 lignes de transport sur les seuls mois de juillet et aout derniers. En termes d’économie environnementale, 728 tonnes de CO2 auraient été ainsi évitées.

Si Chep France est capable ainsi d’intervenir sur la mutualisation des flux transports, pourquoi ne pas faire un pas de plus, sur le domaine logistique ? C’est, de fait, déjà le cas. La société propose également à ses clients de mutualiser leurs surfaces logistiques. La démarche consiste à implanter des sites de tri et de réparation de palettes in situ chez le client. Ce type d’installation se développe chez les opérateurs comme Chep France (cf. FLD Mag d’avril 2017) mais pas de la même manière. Trois sites sont déjà opérationnels dont celui de la division logistique de système U (Ulog) : il expérimente depuis juillet 2016 avec le transporteur Transalliance un tel dispositif sur sa plateforme de Mulhouse (Haut-Rhin). Pratiquement, Ulog prête des locaux au transporteur qui opère, en tant que sous-traitant de Chep France, le tri et la réparation des palettes. L’avantage pour Chep, est d’assurer des livraisons directes depuis l’atelier in-situ et de réduire les kilomètre parcourus (plus de 86 000 selon l’entreprise).

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