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Tarn-et-Garonne
« C’est une chance d’avoir des f&l cultivés à proximité du magasin ! »

En marge de l’inauguration de l’Intermarché de Nègrepelisse, Cédric Champié, chef du rayon fruits et légumes, nous a accordé une interview.

Fld : Nègrepelisse est le magasin pilote d’ITM dans la région, qu’est ce que cela implique pour votre rayon ? Où vous fournissez-vous ?
Cédric Champié :
Si nous travaillons majoritairement avec la base frais de Lectoure, près de Toulouse, nous favorisons bien sûr les partenariats avec les producteurs locaux et c’est ce que nous indiquons dans le rayon. Là, nous avons dix produits mis en évidence dans le rayon (fin juin, N.D.L.R.) dont la tomate, le raisin, la pomme et la salade d’ici. Ce sont des producteurs qui travaillent déjà avec le groupement Intermarché. Et même si cela ne représente pas énormément de produits, en termes de chiffre d’affaires c’est ce qui tourne le plus, à cette période de l’année, avec 35 à 40 %. C’est un choix que nous avons fait avec le directeur du magasin. Car c’est une chance d’avoir des produits cultivés à proximité du magasin. Et notre clientèle est à la recherche de ce type d’offre. Cela limite aussi les intermédiaires.

Fld : Quel est votre parcours professionnel ?
C. C. :
J’ai suivi la formation d’ITM à Toulouse l’an passé. Cette formation est intéressante surtout pour apprendre la base : la mise en rayon, la gestion des volumes, des stocks, des commandes… On apprend aussi à assortir les marges et les promotions. Après, sur la formation du prix, il faut jouer avec ceux pratiqués par Lectoure et ce que l’on peut dénicher ailleurs. Au final c’est le chef de rayon qui négocie les prix et gère les marges pour être dans les clous du chiffre d’affaires à réaliser.

Fld : Quelle est la part des volumes provenant de la base de Lectoure ? Et le chiffre d’affaires de votre rayon f&l ?
C. C. :
Sur l’année cela doit tourner autour de 75 % venant de la base et 25 % d’apports extérieurs En ce moment, on est plutôt sur 55 % de la base et 45 % de producteurs extérieurs. Ici en chiffre d’affaires sur le rayon, on tourne autour de 13 000 à 14 000 € par semaine. A Toulouse, dans l’Intermarché où j’ai suivi ma formation, c’était plutôt 25 000 € par semaine. Après, ce chiffre d’affaires rayon est fixé par le gérant.

Fld : Quelle est la part des f&l jetés ?
C. C. :
En termes de casse (fruits et légumes jetés, N.D.L.R.), cela ne doit pas dépasser 5 % du chiffre d’affaires du rayon. C’est-à-dire 70 € par point de vente et par jour. Ici c’est un nouveau magasin, au tout début nous avons eu un peu plus de casse. C’est assez normal car il faut s’adapter à la clientèle. Ouvert depuis quinze jours nous avons atteint les 200 à 250 € c’était trop (10 % du chiffre d’affaires du rayon). En règle générale, on ne peut pas avoir zéro pertes. On a de toute façon ce que l’on appelle la casse client, c’est-à-dire ce que la clientèle abîme inévitablement. Là, il faut tabler sur 40 à 50 € par jour, c’est-à-dire 3 à 4 % du chiffre d’affaires du rayon.

Fld : Organisez-vous des animations dans votre rayon ? Comment gérez-vous les promotions et le calcul de vos marges ?
C. C. :
Chaque mois, mon objectif est d’organiser une animation. Pour cela, on a un partenariat avec la base de Lectoure, c’est une sorte de forfait animation et c’est elle qui nous informe des nouveautés. On en a organisé une il y a quelques jours autour de l’ananas frais coupé. En règle générale en ananas, on vend l’équivalent d’un colis par jour mais avec cette animation, on a atteint les 25 colis par jour ! En termes de promotion, en ce début d’été, c’est un peu particulier. La base nous a demandé de mettre en place de nombreuses promotions pour attirer la clientèle et être en accord avec les prospectus. Mais, il y en a tellement (cf. la photo) qu’après il nous est assez difficile de réaliser de la marge sur le rayon !

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