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AG Copebi
Cerises d’industrie : vers une embellie ?

L’annonce de la vente de Kerry Aptunion puis la volte-face du groupe irlandais ont contrarié le renouvellement des accords interprofessionnels triennaux 2008-2010 pour la cerise d’industrie.

« L’annonce inopinée de la vente de Kerry Aptunion a mis un terme à la discussion du mois de novembre 2007, explique Jean-Pierre Cuxac, président de Copebi. Nous avons convenu dans cette période d’incertitudes, que la signature d’un accord d’un an était plus raisonnable pour chacune des deux parties. Nous nous orientons donc vers un avenant aux contrats 2007 avec une amélioration sensible des délais de paiement. » Car Copebi est dans une situation d’extrême dépendance vis-à-vis de Kerry.

Sur les 6 200 t récoltées l’an dernier, 4 914 t ont été vendues à Kerry. « Nous avons tenté, ajoute Jean-Pierre Cuxac, de diversifier nos débouchés. Mais le prix de la cerise confite française (3,29 €/kg) est renchéri par le transport. A terme, je suis convaincu que les industriels auront avantage à travailler les cerises qui sont à leurs portes. » En revanche, du fait de la faible récolte, en raison de mauvaises conditions météorologiques, les industriels ont dû faire appel aux importations. Le volume de 7 620 t au niveau national n’a pas suffi à satisfaire les besoins des industriels estimés à 9 400 t.

A l’export, le Royaume-Uni reste le premier marché de destination pour la cerise confite. Cependant, le marché est de plus en plus concurrentiel du fait de l’arrivée d’un industriel qui transforme des cerises bulgares : « Cette nouvelle concurrence – le prix en euro est de 2,09 arrivé à destination – conduit à une baisse régulière des prix moyens pour tous les confiseurs », souligne Jean-Paul Ravier, directeur de Copebi. Nonobstant, Jean-Pierre Cuxac voit dans ce phénomène quelques avantages : « Si les cerises grecques ont pris leurs parts de marché sur les cerises françaises, elles ne se sont pas complètement substituées à notre production. Les Grecs ont ouvert un marché à bas prix pour attirer des clients qui ne consommaient pas ou peu de cerises. »

Enfin, le dernier chapitre de l’AG de Copebi a été consacré à l’obtention des DPU. « Cette aide acquise de haute lutte et, je tiens à le signaler, grâce à la solidarité interfilière des fruits transformés, permettra, je l’espère, de retrouver certains équilibres au niveau de nos exploitations. » Dans un proche avenir, Copebi devrait voir passer son potentiel à 8 000 t de cerises grâce à l’entrée en production de nouveaux vergers.

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