Aller au contenu principal

Logistique
Caisses Ifco : une meilleure gestion pour l’amont de la filière fruits et légumes

Sous l’égide du médiateur des relations commerciales agricoles, un accord a été trouvé entre Ifco France et les représentants des producteurs/expéditeurs.

Le nouveau système de comptabilisation des caisses Ifco est sous la responsabilité des producteurs/premiers metteurs en marché et non plus la GMS. © Philippe Gautier - FLD
Le nouveau système de comptabilisation des caisses Ifco est sous la responsabilité des producteurs/premiers metteurs en marché et non plus la GMS.
© Philippe Gautier - FLD

Les relations entre l’amont de la filière fruits et légumes et le fournisseur de bacs réutilisables Ifco ont souvent été compliquées, pour ne pas dire plus. Elles l’ont été suffisamment pour que plusieurs organisations (Gefel, Felcoop, Aneefel, Fedepom) se soient tournées fin 2018 vers le médiateur des relations commerciales agricoles. Le 21 janvier, ce dernier a annoncé que les parties prenantes (les quatre organisations et Ifco) étaient parvenues à un accord.

Un important point de friction portait sur le système de comptabilisation des caisses. En résumé, l’enseigne de grande distribution émet une « déclaration » (nombre de caisses, mouvements allers-retours…) à Ifco qui livre les caisses aux fournisseurs (producteurs, OP, coopératives, expéditeurs…). Celles-ci sont consignées (1,50 € pour la caisse verte ; 3,50 € pour la noire). Une grosse coopérative peut traiter jusqu’à 500 000 unités par mois. On imagine aisément le niveau de trésorerie à sortir. Une fois livrée par le fournisseur, l’enseigne renvoie les caisses à Ifco qui procède au remboursement de la consigne au fournisseur (« déconsignation »).

« Nous n’avions la main sur rien en fin de compte, note Paul Faburel, délégué général de la Gefel à l’origine de la saisine du médiateur, une trésorerie importante était bloquée et le retard dans le remboursement pouvait atteindre six mois. »

Même avis pour Régis Lhoutellier, vice-président de l’Aneefel : « La déconsignation au niveau de l’aval entraînait des délais non maîtrisés. Nous subissions beaucoup du donneur d’ordre [NDLR : la GMS] : son fournisseur, son tarif, ses conditions d’utilisation ».

Le règlement de médiation, dont FLD a réussi à avoir copie, modifie la donne : un nouveau système de comptabilisation des caisses Ifco est mis en place. La « déclaration » s’effectue désormais au niveau des producteurs/premiers metteurs en marché.

De plus, selon le règlement de médiation, Ifco s’est engagé « à procéder à la déconsignation dans un délai de 17 jours à compter de la déclaration ». Contacté par FLD, Ifco France n’a pas désiré commenter l’accord pour l’heure mais rendez-vous est pris.

Le médiateur a salué l’esprit constructif dans lequel les négociations se sont déroulées. Cet avis est partagé par les organisations de l’amont. Deux réunions entre les parties prenantes au printemps et en début d’été montreront si ces bonnes dispositions d’esprit perdurent.

Le déploiement du nouveau dispositif a commencé en janvier avec les endives et s’étale jusqu’en juillet.

Les plus lus

<em class="placeholder">Mise en place d&#039;un filet de protection P17 face aux problèmes de virus, notamment de MWMV, rencontrés par de nombreux producteurs de courgettes dans le sud-est de la France</em>
Courgette : Quelles solutions face au virus MWMV ?

Le virus Moroccan Watermelon Mosaic Virus, ou MWMV, a fait des ravages en culture de courgettes dans le sud-est de la France…

<em class="placeholder">Le tracker Okwind installé sur la Ferme de Torchy, exploitation maraîchère à à Dampierre-en-Bray en Seine-Maritime. </em>
Energie : « J’économise 12 000 euros par an grâce à un tracker solaire »

La Ferme de Torchy, en Normandie, s’est équipée d’un tracker solaire Okwind pour réduire sa facture d’électricité liée à sa…

<em class="placeholder">Maxime et Jean-Jacques Turc, maraîchers en Lot-et-Garonne.</em>
Lot-et-Garonne : « On ne dit pas assez que le maraîchage est une filière d’avenir et que ça peut être rémunérateur »

Comment attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Maxime Turc et son père Jean-Jacques Turc, maraîchers à Sainte-…

<em class="placeholder">Lucie et Clément Tourre, arboriculteurs à Bellecombe-Tarendol dans les Baronnies provençales, en Drôme, ici dans un verger d&#039;abricotiers. </em>
Drôme : « Pour nos abricots, nous nous sommes réorganisés pour aller chercher de la valeur »
Production, emballage, commerce, logistique : Lucie et Clément Tourre s’engagent sur tous les fronts pour la performance…
<em class="placeholder">Camille Savouré, productrice de myrtilles au Verger de La Croix à Pierrefitte sur Sauldre dans le Loir-et-Cher. </em>
Myrtille : des modèles économiques de production variés sont possibles

Pour montrer la diversité des modèles économiques possibles, l’association des producteurs de myrtilles de France recueille…

<em class="placeholder">Pascal Coutan, chef de culture chez Hortival.</em>
Lot-et-Garonne : « En horticulture, d'apprenti à chef d'équipe, des évolutions sont possibles »

Quels arguments pour attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Pascal Coutan, chef de culture chez Hortival,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes