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Aquitaine
Bordeaux veut préserver ses espaces agricoles

Les conclusions de la mission sur le développement de l’agriculture périurbaine de Bordeaux ont été présentées. Sept “recommandations” visent à sauvegarder les espaces agricoles.

« Est-il possible de redévelopper une agriculture dans les espaces périurbains que la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) a abandonnés ? » C’est la question qui a été posée à Philippe Quévremont, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, à qui le ministère de l’Agriculture a confié une “mission d’appui à l’élaboration d’un projet en faveur de l’agriculture périurbaine et des milieux naturels”.
Son rapport montre une forte baisse du nombre d’agriculteurs professionnels. Ils étaient 259 en 1988, ils ne sont plus qu’une centaine dont une douzaine en bio, auxquels s’ajoutent autant “d’agriculteurs à titre secondaire”. Près de 4 400 ha de terres arables et de prairies, et 1 000 ha de vigne AOC ont été recensés, mais les superficies maraîchères encore actuellement exploitées se limitent à 130 ha, alors qu’il y a vingt ans l’agglomération bordelaise était encore ceinturée de nombreuses exploitations.
Au total, l’agriculture mobilise 10 % de la surface de la Communauté urbaine de Bordeaux. « D’une manière générale, le marché foncier agricole est peu tonique, note Philippe Quévremont. Les achats par des non-agriculteurs sont dominants. »
L’ingénieur expose alors sept recommandations parmi lesquelles il suggère aux communes volontaires d’acquérir à prix modérés, avec le soutien de la Communauté urbaine de Bordeaux, des terres agricoles inondables en voie de délaissement pour y installer des exploitations maraîchères ou des jardins familiaux. Il préconise également de développer le dialogue dans les communes entre agriculteurs et services techniques, en vue de réduire la gêne réciproque concernant la circulation des engins agricoles et les projets d’infrastructure, de donner une priorité aux producteurs en vente directe pour l’accès aux marchés forains et de soutenir financièrement les investissements pour l’accueil du public chez les exploitants prêts à s’y engager. Enfin, il suggère de demander au Conseil général de la Gironde de reconnaître la zone située entre Parempuyre, Blanquefort et la Garonne comme périmètre de protection des espaces agricoles et naturels périurbains. L’objectif de la CUB est de « mettre en œuvre l’ensemble des recommandations de Philippe Quévremont, mais aucun calendrier n’est fixé. »

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