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Biofruit Congress : le bio, un marché mondial

La croissance de la demande mondiale pour les produits bio a un peu ralenti, passant sous les 10 % par an. A Biofruit Congress, des professionnels du secteur ont échangé sur son avenir.

Xavier Langlet, expert national AB et biocontrôle au ministère de l'Agriculture, a présenté les réglementations qui encadrent le biocontrôle. © A. Lasnier
Des spécialistes européens du marché bio ont débattu de l'avenir du secteur, lors de Biofruit Congress.
© A. Sautois

Les grandes problématiques de l’avenir du marché bio ont été débattues lors du 2e Biofruit Congress, au salon Fruit Attraction à Madrid (lire aussi : Fruit Attraction : les raisons d’un succès et Une édition riche en annonces). Le congrès était organisé par la revue Eurofresh Distribution et Ifema, avec le soutien de Proexport. Les sujets abordés ont porté sur les moyens de satisfaire la demande pour les produits biologiques, comment les distributeurs y répondent, ou encore les aspects réglementaires. « Le marché alimentaire bio mondial représente aujourd’hui 92 milliards d’euros », a déclaré Pierre Escodo, rédacteur en chef d’Eurofresh Distribution. Mais la croissance de la demande est désormais inférieure à 10 % par an, « ce qui signifie qu’il y a un besoin supplémentaire d’innovation sur les produits et de promotion de la consommation ». Selon lui, les consommateurs sont déconcertés par la multiplicité des messages. Pour séduire davantage, il est important de comprendre les différences régionales concernant ce qui compte le plus pour les consommateurs. « En Chine et en Russie, la transparence sur les aliments est primordiale, tandis que l’impact environnemental et la réduction de l’usage du plastique sont des questions qui préoccupent les consommateurs américains. En Europe, le goût est un facteur primordial »« Les consommateurs n’achètent pas seulement des produits bio pour leur santé, mais aussi pour l’histoire qu’il y a derrière, a indiqué Michel Reynaud, vice-président d’Ecocert, leader mondial de la certification bio. Les consommateurs veulent une réglementation bio transparente et des produits non seulement sains, mais aussi qui rémunèrent de manière juste tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement ».

L’Europe de l’Est, un marché en croissance rapide

Tea Thaning, analyste chez Euromonitor International, a souligné que, sur le marché des produits biologiques en Europe occidentale, le Royaume-Uni détenait la plus grande part du volume total des ventes pour 2018. La France se classe au deuxième rang pour les fruits et au troisième pour les légumes, avec un taux de croissance prévu de 7 % entre 2018 et 2023, contre 5 % pour le Royaume-Uni. D’après Anton Carra, directeur des ventes de la division bio de la principale organisation italienne de producteurs de fruits et légumes, Agrintesa, « l’Europe de l’Est est un marché en croissance rapide où les volumes sont encore faibles mais augmentent d’année en année ». La demande de produits biologiques est également croissante en Amérique latine et suscite un vif intérêt en Asie. En France, Biocoop représente aujourd’hui 600 magasins spécialisés à 3 200 exploitations agricoles et à 600 magasins spécialisés dans l’agriculture biologique. « Notre chiffre d’affaires a augmenté de 10,4 % en 2018 pour atteindre 1,2 milliard d’euros et 70 ouvertures de magasins sont prévues en 2019 », a déclaré David Siffert, responsable de la division fruits et légumes de Biocoop.

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