Aller au contenu principal

Amande bio
Biocoop s’engage dans la filière amande drômoise

En s’engageant en volume et prix pour au moins cinq ans, le distributeur a assuré une visibilité à la Cuma des 4SA, lui permettant l’investissement conséquent dans la Casserie de la Drôme Provençale.

Pierre-Christophe Honoré, producteur, et Philippe Bernard, directeur de l'offre chez Biocoop, à l'inauguration de la Casserie de la Drôme Provençale.
© Julia Commandeur - FLD

Sept producteurs d'amandes drômois (dont trois en bio) ont pris en main le destin de la filière française amande pour la relancer, en installant à Savasse près de Montélimar (Drôme) la première casserie française de taille industrielle. Elle a été inaugurée lors d'une cérémonie festive le 21 septembre avec quelque 80 personnes, producteurs, clients transformateurs et politiques locaux. Des volumes en bio et la philosophie du projet ont attiré de nouveaux clients partenaires, comme Biocoop qui s’engage pour cinq ans.

Sept producteurs drômois relancent la filière amande française

Pierrick De Ronne, président de Biocoop, s’est réjoui de cette inauguration : « Je suis très heureux d’être là pour le lancement de ce projet, qui fait écho au projet de Biocoop depuis déjà 35 ans de relocaliser des filières françaises par des groupements de producteurs qui construisent leurs débouchés. Biocoop s’engage pour 5 ans avec la Cuma en volumes et en prix et nous allons valoriser en rayon leurs coûts de revient deux fois plus élevés, en accompagnant les consommateurs dans leur acte d’achat par de la pédagogie. »

Sensibiliser les magasins et les consommateurs

Le distributeur s’engage sur 6 t la première année, puis 8 t, 10, 12 t et 14 t la cinquième année, des volumes progressifs, à corriger selon les disponibilités des producteurs. Le partenariat commence pour la récolte 2022 (fin aout- septembre) pour des produits commercialisés à partir d’octobre 2022.

« Nos besoins sont bien supérieurs à leur production mais nous allons travailler ensemble, précise Isabelle Charotte, responsable Filière chez Biocoop. Les amandes seront proposées au national en sachet si possible mais si les volumes sont trop faibles, comme cette année en raison des pluies de l’été, nous nous concentrerons sur les magasins de la plateforme du Sud-Est en vrac. Nous sensibiliserons les salariés des magasins à ce nouveau produit qui eux communiquerons envers leurs consommateurs. »

Des origines européennes à l’origine France

Aujourd’hui, Biocoop commercialise environ 1 100 t d’amandes (à 95 % en vrac), d’origine européenne. S’interdisant l’origine Californienne (peu de bio, origine trop éloignée, et consommatrice d’eau et d’intrants), le distributeur travaille la Sicile (deux tiers des volumes) avec des partenaires historiques, et l’Espagne (un tiers des volumes). « L’objectif est de faire progresser nos volumes devant la demande, en conservant nos fournisseurs historiques européens et en relocalisant l’amande en France avec la mise en place de filière locale, comme nous l’avons fait en graines de moutarde et en cornichon », précise Philippe Bernard, directeur de l’offre chez Biocoop.

 

Amandes : une organisation de producteurs « Amandiers de France » pour structurer la filière (La compagnie des amandes d’Arnaud Montebourg)

Carrefour veut structurer une filière amande bio française avec la coopérative La Melba

Fruits à coque : Amandera lève 1 M€ et se lance dans les noisettes

Juste Bio lance Cocorico, une gamme 100 % origine France

Occitanie : Sud Amandes en colère contre les plans de relance

La coopérative Coopfruit Luberon (cerises d'industrie) se diversifie dans les fruits à coque

Fruits secs : Seeberger fait le point sur le marché

Les plus lus

<em class="placeholder">Le kiwiculteur (producteur de kiwis) Gilles Lambert posant dans son verger en Dordogne.</em>
Dordogne : « J’ai signé un contrat de parrainage pour ne pas laisser mon jeune repreneur partir la fleur au fusil », témoigne Gilles Lambert, producteur de kiwis

Gilles Lambert, kiwiculteur de 65 ans installé en bio en Dordogne, est engagé dans un contrat de parrainage avec un jeune…

Maraîchage : « Nous n’avons pratiquement plus de problème de puceron »

Producteur de légumes en Vendée, Marco Altamirano a réglé son problème de puceron grâce aux plantes de service.

<em class="placeholder">Catherine Mingam, productrice de rhubarbe dans le Finistère.</em>
Finistère : « En rhubarbe, la principale difficulté est la gestion de l'enherbement »

Productrice de légumes dans le Finistère, Catherine Mingam s’est diversifiée en 2017 dans la rhubarbe. Une culture entièrement…

<em class="placeholder">laitue iceberg nord plein champ protection phytosanitaire puceron Movento perte économique</em>
Laitue dans le Nord : « Sans le Movento, on est vraiment dans l’impasse »

Jean-Christophe Saingier, producteur de laitues Iceberg à Verlinghem dans le Nord, témoigne de sa difficulté à lutter…

<em class="placeholder">Marco Altamirano (à droite) et Romain Sochard, maraîchers en Vendée.</em>
Vendée : « Tous nos légumes sont vendus en panier bio en Angleterre »
Basés en Vendée, Marco Altamirano et Romain Sochard produisent des légumes bio qui sont vendus à un seul client pour la…
<em class="placeholder">En combinant occultation et désherbage thermique, Adrien Cano a économisé plusieurs jours de désherbage à la levée de ses carottes.</em>
Carotte en Vendée : « J’ai économisé plusieurs jours de désherbage »

Adrien Cano et Marine Dunand cultivent des légumes en maraîchage bio diversifié à Maché en Vendée. Depuis leur installation en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes