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Variété OGM
BASF divise toujours l’Union Européenne

Après une demande de culture de la pomme de terre Amflora à des fins industrielles, BASF souhaite maintenant que cette pomme de terre puisse servir à l’alimentation animale.

La pomme de terre Amflora du géant allemand BASF fait encore des remous à Bruxelles. Après avoir divisé les ministres de l’Environnement des 27 en juillet dernier quant à la culture de cette pomme de terre en Europe, c’est au tour d’experts des Etats membres de s’écharper sur cette variété OGM. Cette pomme de terre a été modifiée pour en extraire davantage d’amidon à des fins industrielles (production de papier, de colles, de textiles…). Mais ce qui divise aujourd’hui les experts concerne une demande de BASF quant à l’utilisation des résidus de cette pomme de terre pour l’alimentation animale. Cette fois-ci, douze pays ont voté contre (Autriche, Malte, Luxembourg, Lettonie, Italie, Grèce, Chypre, Pologne, Hongrie, Danemark, Roumanie, Slovénie), cinq se sont abstenus (Portugal, France, Irlande, Belgique, Allemagne) et dix ont voté pour (Finlande, Espagne, Bulgarie, Estonie, Royaume-Uni, Pays-Bas, Slovaquie, Lituanie, Suède et République Tchèque).

La première demande de BASF avait pour but la seule culture, celle-ci paraissait bien avancée. Le commissaire à l’environnement, Stavros Dimas, avait en effet recommandé aux ministres d’autoriser cette culture à condition que les résidus soient détruits et n’entrent pas dans la chaîne alimentaire. La seconde demande portant sur une utilisation des résidus dans l’alimentation animale, instruite par le commissaire à la consommation chargé de la sécurité alimentaire, Markos Kyprianou, vient donc totalement contredire la position de Stavros Dimas.

Selon la procédure actuelle, la Commission européenne devra renvoyer le dossier aux ministres qui auront alors trois mois pour se prononcer. Si aucune majorité n’est possible, alors la Commission aura seule la responsabilité de prendre la décision finale et celle-ci serait sans doute positive vu qu’elle s’appuie toujours sur l’avis de l’EFSA (Agence européenne de sécurité alimentaire). Or fin 2005, celle-ci avait estimé “improbable que cette pomme de terre ait un effet néfaste sur la santé humaine et animale ou sur l’environnement dans le cadre des utilisations proposées”.

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