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Coop de France
Barnier soutient le statut fiscal des coop

Chaleureusement applaudi sur le statut fiscal des coop, le ministre a été moins soutenu au sujet de son plan pesticides. Quant aux DPU, une discussion devrait s’engager avec la profession.

A l’occasion de l’AG de Coop de France, qui se tenait la semaine dernière à Paris, son président Philippe Mangin a interpellé le ministre de l’Agriculture sur la plainte déposée à Bruxelles contre le statut fiscal des coopératives agricoles. « Ce statut est attaqué à Bruxelles, a rappelé Philippe Mangin, par des forces envieuses mais aussi lâches,… attaqué dans l’ombre à Bruxelles et non en pleine lumière à Paris ». Michel Barnier a apporté son soutien aux coopérateurs sur ce point : « Ma conviction est faite, a-t-il répondu. Vos contraintes justifient pleinement le dispositif fiscal. Vous pouvez compter à la fois sur ma vigilance et ma détermination. » Une déclaration qui a été chaleureusement applaudie. Ce qui ne fut pas le cas quand le ministre a évoqué son plan pesticides. Michel Barnier a confirmé son objectif de réduction de l’usage des pesticides dans un délai de dix ans. Et il a réaffirmé son souhait de professionnaliser les métiers de la distribution et du conseil sanitaire. « Je sais que vous n’êtes pas favorables à la séparation du conseil et de la vente des intrants », a déclaré le ministre. Jugeant que la situation actuelle « n’est pas totalement satisfaisante », Michel Barnier demande aux coopératives de s’engager, avec leurs salariés, sur des résultats de diminution des intrants. « Cela signifie que la rémunération doit être liée à la réalisation de cet objectif et non aux volumes de produits vendus ». Le plan de réduction des pesticides devra s’appuyer sur les propositions d’un groupe d’experts dont la présidence a été confiée à Guy Paillotin, ancien président de l’Inra.

Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture a rappelé l’engagement du Président de la République et du gouvernement en faveur d’une préférence communautaire forte. « La détermination de la France à l’OMC sera en ce domaine indéfectible. Nous voulons renforcer la protection pour que les produits qui rentrent chez nous n’entrent pas dans n’importe qu’elle condition », a-t-il déclaré en précisant qu’ils doivent respecter les normes sociales, environnementales et sanitaires. Enfin, Michel Barnier est revenu sur les évolutions de la Pac, notamment dans le secteur des fruits et légumes, dont les hectares vont devenir admissibles aux DPU, mais sans DPU. Sur ce point, le ministre a indiqué qu’il souhaitait ouvrir la discussion avec la profession.

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