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Interprofession
Banane : les pistes pour développer la consommation

L’AIB a tenu sa première conférence de presse le 14 juin. L’occasion de faire le point sur le marché de la banane et les actions de l’interprofession.

A l'AIB, Georges Daniel (FCD), Christian Métadier (vice-président), Bruno Huord (président) et Gautier Fischel (vice-président).
© Julia Commandeur - FLD

En 2017, l’approvisionnement en banane du marché européen a totalisé 6,4 Mt (+4 % sur un an) et en France 835 000 t (+5%) dont 250 à 300 000 t réexportées. C’est ce qu’a annoncé le 14 juin l’AIB -association interprofessionnelle de la banane- lors de sa première conférence de presse. La consommation française a légèrement progressé en quelques années (achats des ménages à +4,80 % en volume et +11,50 % en valeur par rapport à la moyenne 2012-2016) mais « avec une consommation de 8,5 kg par an et par habitant, la France est encore loin de la moyenne européenne, qui est à 11,5 kg, souligne Bruno Huord, président. Il y a 3 kg à aller chercher. » C’est l’objectif prioritaire de l’AIB : développer la consommation en France. « L’enjeu de l’AIB est de développer la consommation en France, pour suivre la progression de la production mondiale, souligne Gautier Fischel, vice-président. Nous avons bon espoir : le développement ces dernières années de nouvelles propositions commerciales, comme la vente à l’unité, le bio, l’équitable… participe à la hausse de la consommation. Le marché anglais dans les années 90 a beaucoup segmenté son rayon banane, et la consommation y est passée de 6 kg/an/habitant à 16 kg/an/habitant. »

La banane reste le fruit le moins cher du rayon (1,63 €/kg en moyenne en 2017 selon Kantar Worldpanel), en légère progression (1,49 €/kg en 2013). « La segmentation a et va bien sûr permettre une hausse du prix moyen, avec la vente à l’unité, le bio, l’équitable, qui sont en moyenne vendus 30 % plus cher que le conventionnel, estime Georges Daniel, représentant de la FCD à l’AIB. La banane est le 2e fruit du rayon mais on ne lui accorde que 1-1,2 mètres de linéaire quand la pomme est à 15 m. Il faut pouvoir présenter un vrai rayon avec ces offres, ainsi que d’autres variétés comme la freycinette, et pourquoi pas, -j’en rêve- une segmentation sur la maturité. »

Une charte de bonne conduite va être mise en place, elle est déjà écrite. « La GMS est plus que partante, et même ça va nous aider à mieux vendre, a souligné George Daniel. Par exemple sur les actions de promotion et de mise en avant, il y a des périodes plus favorables que d’autres et c’est en parlant ensemble qu’on pourra fixer les bons calendriers. J’ai bon espoir que les promotions inappropriées de début d’années disparaissent dès l’année prochaine. » L’AIB a signé un accord avec le Cirad pour la création d’un observatoire du marché de la banane, dont l’une des premières missions sera de construire un indicateur de marché. En parallèle, l’AIB poursuit ses actions de communication, vers les prescripteurs de santé-nutrition et le grand public en particulier les femmes (cf. FLD Mag de mars 2018). Le budget de l’AIB est d’environ 500 000 €, dont 300 000 € pour la communication. Il est pour le moment uniquement abondé par les cotisations mais l’interprofession ne cache pas sa volonté d’obtenir des financements via des programmes communautaires.

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