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Promotion Santé
Aprifel invite les professionnels à s’approprier davantage les travaux d’EGEA

Aprifel avait donné rendez-vous aux professionnels pour leur présenter trois soutiens forts : Elio Riboli, Lars Hoelgaard et Roger Pécout (attaché parlementaire de Valérie Boyer).

« En trente ans, nous avons conquis une légitimité en termes de politique publique et de santé, a indiqué Bernard Piton, président d’Aprifel, en préambule de la réunion du 10 décembre à Paris portant sur la consommation des f&l. Il est temps que les professionnels s’approprient le travail réalisé par EGEA. A nous de relayer et de nous approprier ces travaux. »
L’agence, qui fêtera ses trente ans début 2011, avait invité Elio Riboli (chercheur en cancérologie et nutrition, fondateur de l’étude EPIC), Lars Hoelgaard, directeur adjoint de la DG AGRI, et Roger Pécout, attaché parlementaire de Valérie Boyer, député des Bouches-du-Rhône. Trois soutiens forts pour la filière. A ce sujet, Bernard Piton a annoncé la création d’un Club des entreprises mettant en œuvre les actions de promotion en faveur de la consommation des f&l.
« Nous devons faire jouer nos entreprises TPE/PME sur le terrain. Notre faiblesse c’est la difficulté d’une action collective, mais de manière individuelle, nous avons une force. Au-delà de l’action d’Aprifel, c’est le moment de créer un club d’entreprises qui serait “supporter” des actions de promotion de la consommation des f&l. Et dès fin janvier, ce sera la fin des remises rabais et ristournes, la passation des marchés qui se jouera sur la qualité du produit et non plus sur le moins-disant en terme de prix, il y a là un enjeu sur lequel pourrait s’atteler la collective. »
Pour soutenir la filière, Elio Riboli martèle : « Les f&l sont les seuls produits à avoir des effets bénéfiques sur la santé. Maintenant, il faut réaliser des études sur l’impact d’un changement dans la consommation de f&l et démontrer l’effet bénéfique d’un tel changement. » Il a par ailleurs indiqué que ces études ne seraient pas trop coûteuses (100 000 à 500 000 €) et pourraient être menées sur un court terme de trois à six mois sur 100 individus. De son côté, Lars Hoelgaard a renouvelé sa volonté de maintenir “Un fruit à la récré” (School Fruit Scheme-SFS). « C’est EGEA 2007 qui m’a poussé à soutenir ce programme. Maintenant, il faut démontrer qu’il augmente la consommation de f&l tout au long de la vie. » Il a annoncé que les professionnels du secteur devaient faire entendre leur voix et marteler le bienfait santé des f&l. « Dans le cadre de la politique agricole, il est prévu une conférence le 12 janvier avec Dacian Ciolos sur la base de la communication Pac. Il faut profiter de cela pour donner cet argument santé f&l. Avec ce programme f&l, nous avons eu des retours positifs sur l’image de la Pac. (..) Nous avons les moyens de financer la recherche sur les bienfaits santé des f&l pour justifier l’orientation de la politique agricole. »
Mais, il déplore le peu de dynamisme de l’Etat lors de la mise en place du SFS en France : « Michel Barnier s’était beaucoup engagé mais une fois ce programme adopté par l’UE, il a laissé celui-ci aux communes, d’où une application dispersée et hétérogène. » La salle a réagi. A commencer par Jacques Rouchaussé (Légumes de France) : « Pour contribuer à augmenter la consommation de f&l auprès des enfants. Il faut leur redonner la notion de plaisir. Il y a un gros travail à faire auprès des écoles et cantines scolaires. Le 5 f&l par jour est connu, mais pour quoi faire si on ne sait pas les cuisiner ? Il faut plutôt inviter le consommateur à retrouver ce plaisir de cuisiner. » Jean Sales, quant à lui, estime qu’il faut travailler sur la valeur des f&l. « Ces produits sont-ils bien vendus ? Notre filière fonctionne en créant du profit sur l’amont pour le confort de l’aval, sans se soucier du consommateur. Nous devons nous rapprocher des représentants du consommateur. ».

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