Aller au contenu principal

5
édition des Journées internationales de la pomme de terre
A PotatoEurope 2008, l’UNPT sonne la rentrée

A Villers-Saint-Christophe, Patrick Trillon, président de l’UNPT, a présenté les principaux thèmes d’actualité de la filière sur un stand qui se voulait “lieu d’échanges et de débats”.

C’est au moment du coup d’envoi de la nouvelle campagne que les représentants des producteurs français ont évoqué leurs principales préoccupations. C’était sur les terres de Villers-Saint-Christophe (Aisne), où se déroulait la 5 e édition des Journées internationales de la pomme de terre (PotatoEurope 2008).

Les producteurs français sont plutôt rassurés sur ce début de campagne : « Le marché ne devrait en aucun cas s’effondrer et être relativement fluide », résumait Alain Dequeker, membre de l’UNPT, représentant les transformateurs. Le mildiou n’a pas été aussi virulent que l’an passé, les conditions de récolte ont été excellentes après une saison relativement favorable au développement des tubercules. C’est pourquoi les producteurs restent optimistes à la mi-septembre, même si l’on évoque une légère baisse des emblavements au nord de l’Europe. Les prélèvements effectués par le CNIPT dans plus d’une centaine d’exploitations confirment cette tendance : il devrait y avoir des pommes de terre de qualité cette année en France et pas que des petits calibres !

En revanche, ce qui préoccupe beaucoup les producteurs français, ce sont les conséquences des réformes européennes. Selon Patrick Trillon en effet, il peut y avoir risque d’une distorsion de concurrence entre producteurs historiques (sans DPU) et de nouveaux producteurs. « Car avec l’abrogation de l’article 51 prévu dans le cadre de l’OCM fruits et légumes et la disparition du principe d’exclusion, n’importe qui pourrait faire demain des pommes de terre en activant des DPU », estimait-il. C’est la raison pour laquelle l’UNPT se mobilise pour maintenir le principe d’exclusion qui empêchera l’activation de DPU sur des hectares de pommes de terre de consommation.

Autre sujet d’inquiétude : la pomme de terre fécule. C’est l’une des productions les plus fortement couplées et contingentées en Europe. Ces principes sont remis en cause par quelques producteurs européens qui souhaiteraient une libéralisation totale du système. « D’où la mobilisation européenne des autres pays producteurs de fécule autour de notre position en synergie avec les deux industriels français », poursuivait Patrick Trillon qui plaidait pour maintenir ces deux spécificités. Selon lui, « si la fécule traverse une passe difficile actuellement, elle pourrait avoir une carte à jouer dans le futur ».

Les plus lus

<em class="placeholder">Mise en barquette manuelle de fraises en récolte.</em>
La fraise française veut prévenir une crise conjoncturelle

L’AOPn Fraises Framboises de France se mobilise pour éviter un décalage entre l’offre et la demande de fraises françaises.…

Philippe Goetzmann, consultant, spécialiste des marchés de grande consommation alimentaire.
Consommation : « Les rayons fruits et légumes en grande distribution ne font pas le plein »

Philippe Goetzmann est consultant, spécialiste des marchés de grande consommation alimentaire. Il analyse les évolutions…

<em class="placeholder">Mise en place d&#039;un filet de protection P17 face aux problèmes de virus, notamment de MWMV, rencontrés par de nombreux producteurs de courgettes dans le sud-est de la France</em>
Courgette : Quelles solutions face au virus MWMV ?

Le virus Moroccan Watermelon Mosaic Virus, ou MWMV, a fait des ravages en culture de courgettes dans le sud-est de la France…

<em class="placeholder">Pauline et Stéphane Dreumont, maraîchers dans l&#039;Oise.</em>
Oise : des tournées de vente de légumes pour proposer des petits prix

En gros volumes et à prix bas. Stéphane et Pauline Dreumont, maraîchers dans l’Oise, réalisent des tournées ponctuelles de…

<em class="placeholder">Aleurodes Aleyrodes proletella retrouvées sur une jeune feuille de chou-fleur dans le Nord - Pas-de-Calais</em>
Chou en Hauts-de-France et Belgique : la piste de l’argile contre les aleurodes

Depuis 2007, les Hauts-de-France et la Belgique s’allient pour trouver des solutions face à l’aleurode, ravageur de plus en…

<em class="placeholder">Lâchers de coccinelle en culture de fraise hors sol en Haute-Vienne pour lutter contre le puceron Myzus persicae</em>
Fraise : Comment se protéger des pucerons sans Movento ?
Avec le retrait du Movento, les producteurs de fraises testent de nouveaux moyens de lutte face au puceron en s’appuyant sur…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes