Aller au contenu principal

Nord-Pas-de-Calais
A Lille, “dernier kilomètre” rime avec course de fond

Le Centre multimodal de distribution urbaine (CMDU) rencontre un démarrage plutôt difficile(1) !

Quatre ans après l'annonce de la création du CMDU, le projet n'est toujours que dans sa première phase expérimentale. « C'est relativement logique. On ne change pas les mentalités et les habitudes en si peu de temps », explique Didier Delmotte, le directeur du Min de Lille. Pourtant Philippe Hourdain, le président de la Chambre de commerce de Lille Métropole dont dépend le port de Lille, en avait fait une des priorités de son projet stratégique (2011-2015). L'organisme consulaire a engagé 1 M€ sur 2010-2011 pour lancer l'opération. Les expériences ont commencé dès 2012. « Le déploiement du projet devait débuter dès mars 2013 pour entrer dans son rythme de croisière dès 2014 », avait-il expliqué en novembre 2011. Mais force est de constater que les opérations sont beaucoup plus lentes dans leur mise en œuvre.

Pas si facile d'atteindre le cœur de ville ! Le bâtiment de 2 500 m2 sur le port de Lille a été aménagé et mis en service en juin. « On y a transféré les stocks des deux premiers clients [L'abbaye des saveurs et la bière de Célestin, ndlr]. On se prépare à un surcroît d'activité pour Noël », explique Benoît Stoeux, chef de projets chez Veolia en charge de l'exploitation du bâtiment. Pour l'instant, la distribution vers le centre-ville se fait par véhicule électrique exploité par une entreprise d'insertion ( Main forte) ou par vélos-cargos (tricycles inversés).

L'entrepôt du port de Lille est situé à proximité du réseau autoroutier (A25-A1) et desservi par la voie d'eau. Une voie ferrée – toujours existante – le relie directement au Min de Lille situé à quelques kilomètres de là. Pourtant la question logistique – celle qui solutionne la question du dernier kilomètre – n'est toujours pas réglée. Si l'organisation amont est bien rôdée, reste donc l'épineux problème de l'utilisation de la voirie pour atteindre le cœur commercial de la ville ! « Nous sommes actuellement en discussion avec la ville de Lille pour permettre aux camions “propres” d'emprunter les couloirs de bus et de leur faciliter les livraisons », précise Didier Delmotte.

Des plates-formes de ramasse Même si les grossistes du Min ne se sont toujours pas impliqués dans le projet à ce jour, le Min de Lille, membre fondateur du GIE portant le CMDU, ne reste pas inactif. « Nous cherchons toujours de nouvelles solutions logistiques qui puissent permettre de massifier les transports de marchandises », explique Didier Delmotte. « Nous sommes en réflexion avec la chambre d'agriculture pour la création de plates-formes de ramasse de f&l régionaux au cœur des zones de production permettant aux producteurs agricoles d'approvisionner régulièrement le Min, précise le directeur qui insiste avant tout sur son rôle de facilitateur dans ces nouveaux projets. Nous ne voulons pas nous mêler du commerce mais nous pouvons prendre notre part dans la prise en compte de nouveaux comportements en logistique qui permettent au bout du compte de réaliser des économies. » Et surtout de dynamiser le commerce dans l'enceinte du Min ! Entre producteurs agricoles régionaux – qui rencontrent de plus en plus de difficultés à se rendre quotidiennement sur le carreau des producteurs – et le Min, la création des plates-formes de ramasse ne pourrait être qu'une opération gagnant-gagnant.

(1) Le CMDU est porté par un GIE créé en mars 2012. Il réunit le Port de Lille, la CCI Grand Lille, Generix Group, Veolia Propreté, Gerim (filiale de Rabot Dutilleul) ainsi que le Min de Lille.

Les plus lus

<em class="placeholder">Un champ de chou-fleur en Bretagne.</em>
Crise sur les légumes d’hiver : « Il faut que toute la filière fasse de la pédagogie sur le vrai prix des légumes »

La météo très douce, qui a accéléré les cycles de production tout en limitant la consommation, entraîne une crise sans…

<em class="placeholder">Vue extérieure du bâtiment de la casserie de l&#039;entreprise Escoute,  à Penne d’Agenais (Lot-et-Garonne)</em>
Amandes dans le Lot-et-Garonne : la casserie d’Escoute au service de la relocalisation de la production

Le projet de relocalisation de la culture de l’amande dans le Sud-Ouest, porté par l’entreprise Escoute, vient de franchir une…

<em class="placeholder">Cédric Sanchez, arboriculteur à l&#039;Ile-Sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales.</em>
Clémentines en Pyrénées-Orientales : intégrer le risque de gel et de froid

La clémentine s’impose comme l’une des voies de diversification dans les vergers des Pyrénées-Orientales. Les références…

<em class="placeholder">Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente. </em>
Maraîchage en Charente : « Je blanchis mes serres multichapelles une fois par an »

Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente, a témoigné de sa stratégie pour limiter les hausses de température sous abri…

<em class="placeholder">Vue d&#039;ensemble de la serre Arche, en Haute-Corse, dédiée aux agrumes. </em>
Agrumes : en Haute-Corse, la serre Arche sécurise l’avenir de l’agrumiculture

La serre insect-proof implantée sur le site Inrae de San Giuliano en Haute-Corse va protéger l’une des plus grandes…

<em class="placeholder">Des barquettes de tomates cerises emballées dans du plastique, origine France (&quot;Tomates souveraines&quot;). </em>
Tomate cerise origine France : 12 millions de barquettes souveraines vendues pour la première saison
Près 3 000 tonnes de tomates cerises en barquettes souveraines de 250 grammes ont été commercialisées sur cette première…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes