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D’une semaine à l’autre
A la Une : encore et toujours les contrats, la fraise et des “visites de courtoisie”…

Alors que la FCD pose ses conditions à la signature d’un accord interprofessionnel sur les contrats, Frédéric Lefebvre décide d’assouplir le décret pour les marchés de gros.

Contractualisation : les cinq points clés de la FCD
A l’occasion d’une réunion du groupe de travail sur la contractualisation qui s’est tenue le 27 avril à Interfel, la FCD a présenté les cinq points clés qui conditionnaient son approbation d’un accord interprofessionnel sur les contrats : mise en place d’un guide des bonnes pratiques contractuelles ; non-application de l’obligation de contractualiser aux “produits mineurs” ; révision du système des indicateurs de marchés du SNM ; réduction de la durée du contrat de trois à un an ; et dérogation pour les circuits courts.

Interfel : qui parle au nom de la fraise ?
Les deux fédérations de producteurs de fruits et de légumes FNPF et PLF (toutes deux membres de la FNSEA) n’en finissent pas de se marquer à la culotte. Dernier épisode en date de leur querelle : qui est le plus qualifié pour représenter les producteurs de fraise à Interfel ? « C’est Légumes de France », estiment Angélique Delahaye, présidente de PLF, et Xavier Mas, président de l’AOPn Fraise (qui adhère à PLF). « Dans le cadre d’Interfel, Légumes de France est la famille syndicale représentante du produit fraise », écrivent-ils dans un courrier adressé le 4 avril dernier au président d’Interfel. « La fraise, c’est nous », répondent en substance Bruno Dupont, président de la FNPF, et Robert Juillet, référent fraise de la FNPF. Dans une lettre envoyée le 28 avril à Philippe Bauwin, président d’Interfel, ils expliquent que la fraise est un fruit, notamment « pour le consommateur qui est notre client à tous ». « La représentation des producteurs se fait par le syndicalisme agricole, ajoutent-ils. Or de très nombreux producteurs de fraise adhèrent à la FNPF, certains en OP, d’autres pas. »
Qui sera le Salomon de cet important litige ?

Légumes de France visite une centaine de magasins en Ile-de-France
Le 28 avril, les membres du Conseil d’administration de Légumes de France (PLF) ont organisé une opération “visite de courtoisie” en Ile-de-France. Après un passage à Rungis, où ils ont rencontré Michel Lemeunier, président du syndicat des grossistes du marché, les administrateurs du syndicat ont visité une centaine de magasins. Le but de cette action était de constater de visu la réalité d’un rayon fruits et légumes. A l’issue de ces visites, PLF fait le constat suivant : « Absence, ou quasi-absence, de légumes cultivés en France dans certaines enseignes, étiquetage de nature à tromper le consommateur sur l’origine du produit ; problèmes de tenue du rayon, de qualité des produits (manque de fraîcheur, produits dégradés) ; origines lointaines peu compatibles avec la qualité du produit (manque de fraîcheur) ou le développement durable (produits bio de Bulgarie, choux d’Australie…) ; des personnels peu formés et des responsables de magasin peu impliqués et sans capacité d’initiative ; des prix parfois très élevés pour la qualité disponible en rayon, notamment dans certains hard discount. »

Lefebvre assouplit la durée des contrats pour les marchés de gros
Le secrétaire d’Etat au commerce Frédéric Lefebvre a présenté, le 29 avril, quatre-vingts mesures de simplification pour les PME. La mesure n° 58 propose de simplifier l’application de la contractualisation dans le secteur des f&l « pour les ventes de produits en ferme sur un marché physique de gros » en introduisant « la possibilité d’une durée de contrat inférieure à un an ». Depuis l’application du décret sur la contractualisation le 1er mars dernier, la vente sur les carreaux de producteurs est un des points qui pose problème.

Contrats/marchés de gros : l’UNFD « salue » une mesure « d’assouplissement »
L’UNFD « salue l’assouplissement de la contractualisation fruits et légumes sur les marchés de gros ». « Avec cette nouvelle disposition, écrit-elle dans un communiqué, les détaillants pourront revenir à leurs pratiques commerciales habituelles sur les marchés de gros. » La seule condition « serait que les détaillants disposent d’un bon de commande et d’une facture pour chaque transaction » ce qui selon l’UNFD, « correspondrait au contrat ».

Réunion du comité mixte f&l à Rome

Le comité mixte franco-espagnol-italien sur les f&l s’est réuni le 29 avril à Rome. Cette instance rassemble des représentants des gouvernements des trois pays, de la Commission européenne et des organisations professionnelles. Sur la tomate, les Français et les Espagnols sont revenus sur le problème du calcul du prix d’entrée communautaire pour les produits en provenance des pays tiers, notamment du Maroc. Le dossier de l’ail chinois (dépassement des quotas, fraude sur l’origine) a aussi été évoqué. La Chine demanderait l’obtention d’une IGP sur l’ail chinois. Concernant la pomme, les gouvernements et les professionnels ont redit leur opposition à la suppression des certificats d’importation (cf. Stocks de pommes estimés plus bas qu’en 2010). Mais la Commission reste ferme sur ce point, et les certificats devraient disparaître à la fin de la campagne (31 août). Enfin, les professionnels italiens, espagnols et français se sont entendus pour organiser des réunions téléphoniques sur le marché de la fraise.

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