« Depuis 2011, l’Anses étudie le cadmium et constate déjà une surexposition de la population française au cadmium par son alimentation », affirme Géraldine Carne, coordinatrice de l’expertise à l’Anses, le 26 mars sur le plateau de La chaîne parlementaire (LCP) de l’Assemblée nationale.
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L’Anses appelle à « agir dès à présent à la source », en ciblant les engrais phosphatés
L’agence appelle donc l’Etat à « agir dès à présent à la source », en réduisant la contamination des sols agricoles qui en est à l’origine. L’Anses recommande notamment d’abaisser la teneur maximale en cadmium dans les engrais phosphatés qui représentent jusqu’à 80 % des apports en cadmium des sols agricoles. Une mesure qui ne réduira pas à court terme le stock du métal lourd dans le sol, nous expliquait Thibault Sterckeman, chercheur à l’Inrae et à l’Université de Lorraine.
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Une trajectoire de diminution du cadmium dans les engrais bientôt présentée par le gouvernement
Des annonces du gouvernement, longtemps repoussées, sont attendues en avril, avec potentiellement une révision du taux maximal de cadmium dans les engrais phosphatés. « La trajectoire de diminution retenue par le Gouvernement est à la fois exigeante et réaliste. Elle permet aux professionnels de se projeter pour faire évoluer de façon pérenne leurs pratiques », promet le cabinet de la ministre de l’Agriculture.