Soja : « Pour un coût de 10 à 20 €/ha, j’ai réalisé un traitement insecticide en 2024 et 2025 préservant le rendement et la qualité de ma production »

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Benoît Catala, agriculteur à Veilhes (Tarn),"Mes sojas sont irrigués avec, par exemple, six tours d’eau en 2025, ce qui limite les dégâts des ravageurs." Crédits : © EICB

« Les années 2022 et 2023 ont été très compliquées concernant les ravageurs du soja avec la présence de l’héliothis et des punaises. Les années précédentes, nous produisions le soja irrigué sans insecticides, les ravageurs étant quasi absents. Or en 2023, à cause de ces attaques conjuguées à des restrictions d’usage de l’eau le 10 août, j’ai obtenu un rendement de seulement 18 q/ha avec des graines de mauvaise qualité déclassées pour leur commercialisation.

En 2024 et 2025, j’ai dû appliquer un insecticide. L’héliotis a été le principal problème en 2024 et j’ai pu appliquer le produit Altacor (20 €/ha) en dérogation, sur des attaques de fin de cycle vers le 15 août. En 2025, le traitement à base de Karaté Zéon (10 €/ha) visait cette fois-ci les punaises, à la mi-août également. Dans les deux cas, les traitements ont été efficaces avec de bons rendements à la clé (30 à 32 q/ha) et des qualités de graines bien valorisées sur le marché de l’alimentation humaine.

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Mes sojas sont irrigués avec, par exemple, six tours d’eau en 2025. Ils sont semés début mai et récoltés dans la première quinzaine d’octobre. Sur des sojas pas bien irrigués et sous forte chaleur, les insectes font de gros dégâts.

Depuis deux ans, je participe à un suivi des ravageurs au sein d’un réseau d’observateurs piloté par Ghislain Perdrieux, de la chambre d’agriculture du Tarn. J’installe deux pièges sur ma parcelle, un pour le suivi de l’héliothis et un pour la pyrale du haricot. Un comptage des papillons est réalisé une fois par semaine et les résultats sont envoyés à la chambre d’agriculture qui fait une synthèse régulière de la pression de ces ravageurs du soja par secteur. En outre, je fais régulièrement le tour de toutes mes parcelles pour observer les attaques de bioagresseurs, ce qui me prend une bonne demi-journée par semaine. Ces suivis m’aide à intervenir à bon escient. »

300 hectares sur deux structures (SCEA Espalie et EI Catala Benoît) dont 100 irrigables. Blé dur (100 ha), blé tendre, orge d’hiver, colza, tournesol, maïs semence, soja (10 à 12 ha). Coteaux argilo-calcaires à faible potentiel (50-60 q/ha en blé)
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