Matthieu Boullard avance à une moyenne de 2,5 km/h et ralentit à l'approche des piquets pour que les rotors aient bien le temps de faire le tour de l'obstacle. Crédits : © L. Vimond

«Le broyeur sous clôture a remplacé la débroussailleuse à dos», explique Matthieu Boullard, éleveur de vaches allaitantes, de taurillons et de poulets de Loué, au sein du Gaec du Can avec Franck Bourmault, à Mansigné dans la ​​​​​​ Sarthe. Installés sur 180 hectares, dont 60 d’herbage, les associés  partagent désormais, avec une dizaine d’exploitations, l’appareil Kneilmann ZK3 acheté 15 000  euros en 2025 par la Cuma de Requeil Pontvallain. Nécessitant 25  l/min de débit hydraulique, ce broyeur attelé sur le relevage arrière du tracteur se pilote facilement. «Une fois l’outil bien réglé, il n’y a rien à faire en ligne droite, si ce n’est faire attention aux fils», explique Matthieu Boullard. En cabine, le chauffeur dispose d’un boîtier pour lever et abaisser les trois têtes de tonte et actionner leur mise en route. 

Les couteaux combinés à des fils nylon

L’agriculteur avance à une moyenne de 2,5 km/h, ralentissant à l’approche des piquets, pour que le broyeur ait bien le temps de faire le tour de l’obstacle. «Il faut des piquets en bois bien solides, précise-t-il. Ceux qui sont en trop mauvais état sont vite décelés avec le broyeur.»

 

 
<em class="placeholder">Têtes de tonte sous le broyeur sous clôture ZK3 de Kneilmann</em>
Chaque tête de tonte du broyeur sous clôture Kneilmann ZK3 repose sur un patin circulaire qui gère la hauteur de coupe. © Guillaume Prunier

Bien utilisées, les trois têtes de broyage, qui combinent une paire de couteaux et une paire de fils nylon dépassant du carter, assurent une fauche efficace autour du pied des piquets. «Il n’y a pas besoin d’y revenir, apprécie l’éleveur. Seules les repousses d’épines trop développées ne sont pas intégralement éliminées.»

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

témoignage
Suivi
Suivre

Deux passages de broyeur par an

L’outil est passé deux fois dans l’année, avant la mise à l’herbe des animaux en début de saison et une seconde fois en septembre. Le débit de chantier n’a rien de comparable avec l’épareuse à dos, tout comme la pénibilité. N’utilisant le ZK3 que depuis peu, Matthieu Boullard n’a pas chiffré le gain de temps. Mais une exploitation du voisinage estime avoir réduit par dix le temps de tonte des clôtures au printemps. 

Côté entretien, il faut surtout surveiller l’état des organes de coupe. «Nos terres caillouteuses dégradent les couteaux et usent les fils nylon de débroussaillage. Lorsque ces derniers sont trop courts, cela se ressent sur la qualité de travail. Leur remplacement est rapide, car le fil conditionné en bobine se coupe à longueur et s’installe facilement à la main.»

 

 
<em class="placeholder">pied du piquet nettoyé par le broyeur sous clôture ZK3 de Kneilmann</em>
Combinant couteaux et fils nylon de débroussaillage, les trois têtes de tonte du broyeur sous clôture Kneilmann ZK3 assurent une coupe tout autour du pied des piquets. © L. Vimond
Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires