Aller au contenu principal

Faire face aux controverses sur l’élevage

Le Comité régional porcin des Pays de la Loire met en avant l’intérêt du dialogue et la coconstruction de systèmes viables pour les éleveurs afin de contrer les opposants aux élevages.

Gérard Bourcier, président du CRP des Pays de la Loire « La montée en gamme implique des investissements et nécessite une rémunération plus élevée. »
© V.Bargain

Lors de son assemblée générale à Angers le 26 juin dernier, le Comité régional porcin (CRP) des Pays de la Loire a débattu sur les stratégies à adopter pour faire face aux controverses sur l’élevage de porcs. Selon Christine Roguet, de l’Ifip, L’objectif prioritaire doit être de « regagner la confiance du public en s’adaptant, anticipant, dialoguant et en faisant évoluer les pratiques ». Un enjeu est de répondre aux attentes pour calmer la controverse et progresser vers un consensus, volontairement (démarches filière) ou par la réglementation. Un autre est de financer les évolutions. « Soit il y a segmentation et seuls les acheteurs paient, soit tout le monde paie par des initiatives de distributeurs, une orientation des aides PAC, une montée en gamme. » En France, Casino veut instaurer un étiquetage sur le bien-être animal. L’ONG welfariste CIWF concentre ses efforts en truies sur les cases de mise bas alternatives, amovibles ou liberté. « Les retours sur les truies gestantes en groupe sont positifs", admet Gérard Bourcier, le président du CRP, qui souligne cependant que le bien-être implique des investissements et nécessite une rémunération plus élevée. « Nous travaillons avec les distributeurs pour qu’ils informent les consommateurs sur le bien-être et qu’il y ait un juste prix pour l’éleveur », assure Amélie Legrand, responsable agroalimentaire à CIWF. Or, selon Guillaume Rochard, responsable boucherie de Système U Ouest, l’élasticité des prix ne dépasse pas 5 %. « Pour que l’évolution tarifaire soit mesurable pour l’éleveur, il faut des contrats de filière ou des signes distinctifs, » affirme-t-il. Chez Fleury Michon, on met plutôt l’accent sur la santé, « qui est la première attente du consommateur », estime David Garbous, directeur marketing chez Fleury Michon. « La filière est à un virage stratégique", a conclu Gérard Bourcier. "Nous devons entendre les remarques et proposer des évolutions réalistes. Et il faut que le consommateur soit informé pour qu’il puisse faire ses choix en connaissance de cause. »

Les plus lus

<em class="placeholder">En permettant l’expression de comportements naturels les maternités liberté réduisent le stress et les lésions physiques. </em>
Truies en liberté en maternité : un bien-être amélioré mais une mortalité des porcelets à maîtriser

Malgré une mortalité néonatale parfois plus élevée, les systèmes libres en maternité améliorent la santé des truies et la…

<em class="placeholder">Gurvan Philippe et Cynthia, salariée spécialisée sur le naissage : « Les pesées des porcelets sont enregistrées sur un tableur, avec un suivi par truie et par rang de ...</em>
« Nous avons gagné 2,5 porcelets sevrés par portée en trois ans »

L’EARL Philippe, dans le Finistère, a amélioré sa productivité tout en réduisant le taux de perte sur nés vivants, grâce à une…

<em class="placeholder">Les élevages extensifs, malgré une productivité plus faible, peuvent être rentables grâce à des stratégies de différenciations</em>
La résilience n’a pas de modèle unique en élevage de porc

Une étude récente européenne montre que la durabilité économique des systèmes intensifs et extensifs ne suit pas une recette…

<em class="placeholder">Korentin Boutoux et Xavier Blouin, les deux gérants de la ferme de Keraziou, avec Lionel Ac&#039;h (Autret Soutions) à gauche et Yvon Dodier, Tecarmor &quot; Les banques ont accepté ...</em>
"Avec notre nouvelle faf, nous misons sur l’autonomie alimentaire pour notre élevage de 650 truies naisseur-engraisseur dans les Côtes d'Armor"

À la Ferme de Keraziou, la nouvelle fabrique d’aliment à la ferme conçue pour nourrir 650 truies et leur suite est une étape…

<em class="placeholder">L’Espagne valorise la plupart des produits de charcuterie-salaison à un niveau supérieur à celui des autres exportateurs européens.</em>
La filière porcine espagnole, un leader porté par sa stratégie à l’export

En trois décennies, l’Espagne est devenue un acteur central du commerce mondial du porc. Son modèle repose sur une stratégie…

[VIDEO] Rentabilité : « Mon meilleur investissement est un siège rotatif pour faciliter les soins des porcelets »

A Plomodiern, dans le Finistère, l'EARL Gurvan Philippe utilise un siège rotatif lors des soins en maternité. Posé sur la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)