Emploi agricole : une plateforme pour recruter des étudiants
Mettre en contact les agriculteurs à la recherche de main-d’œuvre et les étudiants à l’affût d’expériences professionnelles est l’objectif de la plateforme Clarnie. Les offres peuvent concerner des tâches traditionnelles agricoles mais aussi de la vente ou de la communication.
Mettre en contact les agriculteurs à la recherche de main-d’œuvre et les étudiants à l’affût d’expériences professionnelles est l’objectif de la plateforme Clarnie. Les offres peuvent concerner des tâches traditionnelles agricoles mais aussi de la vente ou de la communication.
Créée par deux étudiantes de l’École nationale supérieure agronomique de Toulouse, Clara Silveiro et Marnie Atgé, en 2024, la plateforme clarnie.com est en plein développement. « Les tâches demandées aux étudiants peuvent être très variées, explique Marnie Atgé. Outre les tâches de production, les agriculteurs peuvent déléguer d’autres tâches comme la vente, la photographie, l’administratif, le design, l’animation et bien d’autres domaines. » Et de citer la gestion des réseaux sociaux, l’événementiel ou encore la restauration.
L’agriculteur peut déposer une annonce sur le site clarnie.com, moyennant 169 euros hors taxes. Dans ce cas, il réceptionne directement par mail les candidatures. Avec 50 euros supplémentaires, il obtient une présélection des meilleurs candidats. Pour la formule délégation, l’agriculteur moyennant 50 euros en sus confie aussi la rédaction de l’annonce. Il est accompagné sur la définition de la mission, le profil d’étudiant recherché et le type de contrat.
Recruter pour des besoins ponctuels ou réguliers
Les offres sont diffusées à plus de 100 000 étudiants de tous niveaux, depuis le lycée jusqu’aux DUT, BTS, ingénieurs agri ou agro. « Tous les types de contrats sont possibles pour des besoins ponctuels ou réguliers : stage, alternance, contrat étudiant, contrat Tesa, free-lance, premier CDD ou CDI », poursuit l’entrepreneuse. Elle rappelle que les stages d’une durée inférieure à 44 jours peuvent être non rémunérés. Si la durée est supérieure, ils doivent l’être de 4,50 euros par heure.
« Nos offres paraissent sur le site clarnie.com, sur les réseaux sociaux et sur les sites de nos 100 écoles partenaires », détaille Marnie Atgé. Depuis un an, le site a permis 75 mises en relation.
Anselme Pailhiez, maraîcher à la tête des jardins de la Prade, sur 5 hectares, à Lacourt-Saint-Pierre dans le Tarn-et-Garonne, a utilisé clarnie.com une dizaine de fois pour de la récolte ou de la vente. Il trouve que la plateforme correspond à un vrai besoin. « Nous n’avons pas le temps d’aller chercher de la main-d’œuvre. Ce site est donc pratique et j’ai trouvé le service efficace », confie-t-il. Il relève toutefois que si les étudiants « sont très motivés pendant les premières heures, la réalité de ce qu’est l’agricole et dont ils n’ont pas conscience » les rattrape souvent. Il a suggéré à Clarnie de renforcer encore le briefing des étudiants lors de la sélection.