Après les mouvements de contestation agricole, les élections européennes présentent un enjeu important pour les agriculteurs qui devraient se rendre davantage dans les urnes que l’ensemble des Français le 9 juin. Retrouvez l’ensemble de notre dossier sur le sujet.
Plus de cohérence entre les réglementations, une protection des marchés nationaux face à la concurrence internationale, un allègement des normes environnementales, une simplification des procédures administratives liées à la PAC ou encore le strict respect de la loi Egalim ; voilà les 5 revendications principales du mouvement de contestation agricole de l’hiver 2024, selon une enquête réalisée du 8 au 29 avril dernier auprès d’un échantillon de 1258 exploitants agricoles réalisée par le Cevipof et l’Agro Toulouse avec le groupe Réussir.
Parmi les agriculteurs interrogés, près de 39% ont participé aux manifestations, 43,8% n’ont pas participé mais soutenaient le mouvement, seuls 13,6% déclarant ne pas être d’accord avec le mouvement.
Ces revendications devraient peser dans le vote des agriculteurs français le 9 juin prochain. 61% des agriculteurs interrogés lors de l’enquête du Cevipof et de l’Agro Toulouse avec le groupe Réussir déclarent être certains d’aller voter (contre 45% pour l’ensemble de la population française).
Quelles intentions de vote pour les agriculteurs français ?
Le Caf appelle tous les agriculteurs à voter le 9 juin
« On se félicite que le monde agricole soit au rendez-vous mais on aimerait que ce soit encore plus. L’Union européenne a permis de rétablir la paix en Europe » a rappelé Arnaud Rousseau, président de la FNSEA et du Caf, lors d’une conférence organisée par le groupe Réussir, le Cevipof et le Caf le 28 mai à Paris. Et le président du Caf d’appeler « tous les agriculteurs à prendre part à ce vote car l’enjeu est majeur ». Dimanche 9 juin, les agriculteurs devront choisir entre 38 listes. Le Caf ne donne pas de consigne de vote.
On a besoin qu’il y ait de la cohérence entre propos de la campagne et ce qui se passera après
« On réaffirme notre attachement à cette idée européenne. Les conditions de la réussite sont : une souveraineté alimentaire durable, du revenu pour les agriculteurs, leur accompagnement dans la transition, la réciprocité des normes lors des échanges commerciaux, un budget de la PAC ambitieux et une discussion sur le Green Deal : « stop ou encore ? » », a conclu Arnaud Rousseau.
« On a besoin qu’il y ait de la cohérence entre propos de la campagne et ce qui se passera après. On sera vigilants sur le rôle de chaque élu. On le fera avec nos structures européennes », a-t-il prévenu après le grand oral de sept candidats des principales listes aux Elections européennes interrogés sur leur programme agricole.
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