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Économie d’énergie : une double économie avec le tank Opticool

Doté d’un groupe frigorifique breveté, Opticool permet de réduire significativement les consommations électriques pour le refroidissement du lait et le chauffage de l’eau.

tank opticool
Une quinzaine d’exploitations laitières sont équipées en France, essentiellement en Bretagne et Pays de la Loire où l’équipement est éligible aux subventions.
© Serap

Fruit du projet de recherche collaboratif Tank 2020, le groupe frigorifique Opticool, commercialisé par Serap depuis 2021, minimise la consommation électrique en jouant à la fois sur le volet refroidissement du lait et la récupération de chaleur pour le chauffage de l’eau. La promesse de Serap est de réduire la consommation électrique pour le refroidissement du lait de 40 % par rapport à un modèle de tank standard équivalent(1), et jusqu’à 70 % avec l’ajout d’un prérefroidisseur. Et, dans le même temps, de générer une économie de 50 % sur le chauffage de l’eau grâce à la récupération de chaleur intégrée. « En conditions favorables, l’enjeu est de parvenir à une consommation nette proche de zéro en restituant sous forme d’eau chaude la quantité d’énergie consommée pour le refroidissement », résume Patrick Person, de Serap.

Pour une exploitation produisant 650 000 litres de lait, le surcoût d’investissement par rapport à un tank neuf équivalent s’élève à 14 000 euros. « En prenant comme référence un tank standard neuf bien ventilé, l’économie générée annuellement par Opticool s’élève à 1 653 euros(2), soit un retour sur investissement de huit ans et demi, sans dispositif d’aides », calcule-t-il. Ce délai se réduit à moins de cinq ans pour une exploitation produisant 1 500 000 litres, avec un surcoût d’investissement de 17 000 euros.

Plus le tank est grand, plus le retour sur investissement est rapide

Autant adapté en traite robotisée qu’en traite conventionnelle, Opticool est compatible avec toutes les cuves existantes. Un producteur peut installer le groupe frigorifique Opticool tout en gardant sa cuve. « En dehors du prix, l’un des principaux freins à son déploiement tient au fait que seulement 20 % des tanks à lait appartiennent aux éleveurs. Mais les laiteries s’y intéressent aussi : deux ont à ce jour acheté le matériel pour réaliser leurs propres évaluations. »

(1) Plutôt 30 % par rapport aux modèles récents avec compresseur dernière génération.
(2) Avec un coût de l’électricité de 0,20 €/kWh.

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