Crise viticole : 774 000 hl de vin seront distillés
La seconde vague de réponses à l’appel à manifestation d’intérêt concernant la distillation s’est terminée fin juin. Elle ajoute un peu plus de 100 000 hl aux 673 000 hl de la première vague.
La seconde vague de réponses à l’appel à manifestation d’intérêt concernant la distillation s’est terminée fin juin. Elle ajoute un peu plus de 100 000 hl aux 673 000 hl de la première vague.
La deuxième campagne de distillation était ouverte jusqu’au 30 juin 2026. Elle aura permis d’engranger 100 733 hl de plus, pour un montant de 3 324 196 euros et 460 dossiers. Ce volume s’ajoute à celui de la première vague, qui se montait à 673 445 hectolitres. Soit un volume global d’un peu plus de 774 000 hl.
Nouvelle Aquitaine et Occitanie en pole position
À l’heure où nous écrivons, le détail des vins qui seront envoyés à la chaudière pour cette seconde vague n’était pas encore connu. La répartition par bassin l’était néanmoins. Crise oblige, la Nouvelle Aquitaine est le plus gros pourvoyeur d’hectos, avec 51 105 hl supplémentaires qui devraient disparaître des chais, pour une somme de 1,69 M€. Ce volume s’ajoute aux 327 000 hl de la première vague, soit un total de 378 105 hl.
L’Occitanie arrive en seconde position avec 29 971 hl, pour 989 072 €. Au total, la région enverra 228 198 hl aux distilleries. De son côté, la Provence devrait distiller 11 355 hl supplémentaires, qui se cumulent aux 52 618 hl demandés lors de la première vague, pour un total de 63 973 hl.
Le Centre Val de Loire devrait perdre 2 921 hl supplémentaires, ce qui porte le volume total à 19 265 hl. Pour leur part, les Pays de la Loire ont enregistré des demandes portant sur 1 927 hl, soit un total de 46 927 hl. L’Aura comptabilise 3 451 hl supplémentaires, pour un volume global de 21 996 hl.
"Seuls" 26 M€ dépensés sur les 40 M€ de l’enveloppe
Au total, sur l’enveloppe de 40 millions d’euros dédiés à la mesure, « seuls » 26 millions devraient être consommés. « La difficulté était le prix peu incitatif, rappelle Jérôme Despey, président du conseil spécialisé vin de FranceAgriMer. Nous avions dit qu’à 30 €/hl pour le viticulteur ou la cave et 3 €/hl pour les distilleries, ce serait difficile. Mais c’était le prix acté par la commission européenne, il n’y avait pas de possibilité de le négocier. »
Cela laisse donc 14 M€ non consommés dans l’enveloppe, que le président du conseil spécialisé entend bien conserver. « Nous avons demandé à la ministre de l’Agriculture de préserver l’enveloppe et d’ouvrir la discussion avec la commission européenne pour que cette somme issue de la réserve de crise puisse aider la filière, notamment les pépiniéristes, poursuit Jérôme Despey. Le contexte climatique est très difficile. Nous allons voir comment ne pas perdre ces 14 millions. »
Les volumes destinés à la distillation devraient être retirés avant fin septembre, pour un décaissement des aides d’ici le 31 décembre 2026, en vue d’alléger la campagne 2026-2027.