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Les ateliers caprins ont assuré les revenus en 2016

En 2016, les élevages caprins du Grand Ouest ont dégagé 28 000 euros de revenus par personne en moyenne. De quoi compenser en partie les mauvais résultats de grandes cultures.

En 2016, les XXXXXX exploitations caprines du réseau Inosys Nouvelle-Aquitaine, Vendée et Maine-et-Loire ont dégagé en moyenne 28 000 € de revenu disponible par unité de main-d’œuvre (UMO) exploitant avec un cheptel de 354 chèvres et une surface agricole de près de 100 hectares. Le revenu a peu évolué en moyenne, excepté pour les systèmes « caprins et cultures de vente » pour lesquels il baisse de manière significative, principalement à cause des mauvais résultats de l’atelier cultures de vente.

Malgré des conditions météo printanières et estivales peu favorables à la production de fourrage de qualité en 2016, le volume de lait commercialisé par UMO s’améliore légèrement. Cette hausse, combinée à la légère progression du prix du lait (+1,5 %), explique l’amélioration du produit de l’atelier caprin (+41 €/1 000 l). D’autre part, la baisse du prix des aliments et du carburant (-2.2 %) permet de minimiser l’augmentation du coût de production (+28 €/1 000 l dont 24 €/1 000 l de coût alimentaire). Globalement, la rémunération moyenne de l’atelier caprin s’améliore légèrement par rapport à 2015 en passant de 2,3 à 2,5 Smic par UMO familiale.

Les chèvres compensent les bovins et les cultures

Très pénalisés par la chute des rendements céréaliers, les systèmes « caprins et cultures de vente » (400 chèvres sur 144 hectares en moyenne) voient leur revenu disponible par UMO exploitant baisser de 11 800 € par rapport à 2015. Le produit caprin, pourtant en nette amélioration (+ 18 %), ne permet pas de compenser l’augmentation des charges de structure et opérationnelles. Ces dernières sont particulièrement élevées cette année, notamment à cause de l’obligation de ressemer suite aux aléas climatiques pour une partie des exploitants (+12 €/1 000 l en approvisionnement des surfaces).

Contrairement à l’année 2015, les exploitations « caprins et bovin viande » (348 chèvres sur 113 hectares) ont en moyenne le revenu disponible le plus élevé : 34 300 €/UMO exploitant. Toutefois, c’est encore une fois le bon revenu de l’atelier caprin qui permet de compenser celui de l’atelier bovin viande, en proie à un marché de la viande morose.

Des élevages spécialisés également impactés par la conjoncture céréalière

La hausse du produit d’exploitation des exploitations spécialisées (414 chèvres sur 70 hectares en moyenne) n’est pas aussi importante qu’attendue. Si le produit de l’atelier caprin s’améliore de 13 100 €/UMO exploitant par rapport à 2015 (soit +67 l/chèvre en moyenne), le produit de l’atelier cultures de vente (28 ha) diminue de 3 500 €/UMO exploitant. En parallèle, les charges opérationnelles et de structure progressent respectivement de +7 % et +30 %. De ce fait, l’excédent brut d’exploitation régresse de 6 % et le revenu disponible passe de 35 700 € par UMO exploitant en 2015 à 33 300 € en 2016.

Des résultats similaires attendus en 2017 pour l’atelier caprin

Peu de changements conjoncturels sont attendus en 2017. Le prix du lait payé aux producteurs sera très légèrement supérieur à celui de 2016 (+1 %). Les charges alimentaires et de mécanisation seront également un peu plus élevées (+1,5 %). Les fourrages récoltés au printemps 2016 étaient de qualité très moyenne et n’ont pas permis un bon démarrage de lactation en 2017. L’incorporation d’excellents fourrages récoltés au printemps 2017 dans les rations estivales a permis une augmentation notable de la collecte laitière au second semestre.

Ces éléments de conjoncture 2017 permettent d’estimer une légère augmentation des charges (+1,5 %/2016) ainsi que du produit lait (+0,8 %/2016). De ce fait, la rémunération de l’atelier caprin devrait passer de 2,5 à 2,4 SMIC par UMO exploitant.

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