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Bien s'équiper pour distribuer les fourrages en élevage caprin

Le choix d'un système fourrager a des répercussions sur le temps de travail et les coûts de production. Un équipement adapté permettra d'optimiser le temps passé à la distribution sans faire exploser les coûts.

© Kuhn

Arrivée devant la bouche de la chèvre, une tonne de fourrage coûte en moyenne deux fois et demie moins cher qu'une tonne de concentrés. D'après une étude réalisée en 2012 dans les réseaux d'élevage caprin de Poitou-Charentes, Vendée et Maine-et-Loire, elle reviendrait ainsi à 158 euros, contre 392 pour les concentrés. Et les systèmes d'élevage les plus économes en concentrés et déshydratés ne sont pas moins productifs, au contraire. Il y a donc un intérêt économique indéniable pour l'éleveur à travailler sur ses fourrages, du choix des espèces à la qualité de la récolte, sans oublier la stratégie de distribution !

Connaitre précisément les quantités distribuées

Le mode de distribution dépend bien sûr du fourrage qui doit être adapté aux potentialités du  milieu : mieux vaut donner la priorité au fourrage qui possède le meilleur rapport « rendement annuel/sécurité ». Le choix d'un mode de récolte de l'herbe est assez complexe. Le foin séché au sol et pressé à 85 % d'humidité reste le mode de conservation le plus ancien et le plus utilisé. Son coût de revient est faible mais il est sensible aux aléas climatiques. À la différence du foin, la récolte en ensilage est quasiment indépendante de la météo. Une récolte précoce est alors  possible pour obtenir un produit ayant une valeur nutritive élevée. Mais les besoins en  main-d'oeuvre et en matériel sont plus importants et la technique doit être parfaitement maîtrisée pour limiter les odeurs et les pertes. Enfin, l'enrubannage offre une grande souplesse, à la récolte puisqu'on peut décider de faire du foin ou enrubanner suivant la météo, et à la  consommation. De plus il évite les problèmes de stockage, les balles pouvant être conservées à l'extérieur, à condition de surveiller l'étanchéité du plastique. Cependant, cette technique offre le coût de revient le plus élevé, du fait du prix du plastique.

La question du temps et des conditions de travail est omniprésente en élevage caprin,  notamment quand il s'agit de choisir un système alimentaire. Si le temps consacré à l'alimentation représentait 45 % du travail d'astreinte et s'établissait à 3 h 20 par jour en 2002, il a depuis fortement baissé en lien notamment avec l'automatisation de la distribution des concentrés. Mais si la distribution des concentrés est aujourd'hui largement mécanisée, celle des fourrages est moins évidente. Outre son coût et le temps, le mode de distribution adopté doit aussi répondre à des considérations techniques. En effet, il est recommandé pour un meilleur suivi de  l'alimentation des animaux, de connaître le plus précisément possible les quantités de fourrages consommées, en mesurant d'une part les quantités distribuées et en évaluant d'autre part les refus. Les systèmes de distribution permettant la pesée des fourrages sont un atout pour détecter ces variations.

Retrouvez le dossier complet dans le numéro de La chèvre de Septembre-Octobre.

* Des coûts varaibles selon les stratégies de distribution : analyse des charges et de l'astreinte

* Bien choisir son matériel de distribution: trouver le matériel adapté à sa situation

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