Aller au contenu principal

Dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) : la stratégie vaccinale 2026 est en réflexion 

Le parlement du sanitaire (CNOPSAV), réuni le 9 décembre, n'a accouché d'aucune nouvelle décision concernant la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse bovine. La réflexion sur la stratégie vaccinale à adopter en 2026 démarre. Et la nécessité de l'abattage total des foyers a été réaffirmée. 

<em class="placeholder">vaccination d&#039;un bovin </em>
Plus de 75% à 100% des bovins ont été vaccinés dans les premières zones réglementées.
© J. C. Gutner - Archives

En 2026, une vaccination préventive généralisée sera t-elle déployée ? Les zones réglementées de 2025 devront-elles vacciner à nouveau en 2026 ? C'est à ces questions que le parlement du sanitaire devra répondre, pour décider d'une stratégie vaccinale à adopter en 2026 pour protéger les bovins de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Le 9 décembre, une réunion a démarré cette réflexion. La réunion décisionnelle du CNOPSAV(1) est prévue fin janvier. 

Evaluer la balance bénéfices/risques d'une vaccination élargie 

« Pour décider s'il convient de déployer plus largement la vaccination sur le territoire, il faudra évaluer la balance bénéfices/risques, avec les conséquences pour l'export des animaux vivants, de la semence des reproducteurs, des produits laitiers, et évaluer l'acceptabilité des éleveurs sur la vaccination élargie », a ajouté le ministère de l'Agriculture lors d'un point presse. 

Lire aussi DNC : un premier cas confirmé dans les Hautes-Pyrénées et une 7e zone réglementée mise en place

De plus en plus de voix s'élèvent (syndicats d'éleveurs, toutes tendances confondues, associations de bien être animale ...) pour défendre une vaccination préventive élargie, alors que de nouveaux cas ont été confirmés dans les Pyrénées. 

L'objectif est toujours l'éradication de la DNC

Cette réunion du Parlement du sanitaire a également « réaffirmé que l'euthanasie de tous les bovins d'un foyer déclaré était un pilier pour éradiquer la maladie. Notre objectif est de ne pas vivre avec cette maladie, pour laquelle on compte 10 à 20% de mortalité et 45% de morbidité ».

Le ministère a rappelé que l'abattage partiel d'un foyer était trop risqué, la maladie étant très contagieuse, avec une longue période d'incubation (environ 28 jours) et donc des animaux porteurs et asymptômatiques. 

Les exportations commencent à reprendre à partir du 8 décembre

L'autre annonce est qu'à partir du 8 décembre, certaines communes situées en zone vaccinale, peuvent exporter en Italie et en Suisse, suite à l'accord obtenu par la France. Cet accord fixe les conditions de mouvements depuis la zone de vaccination vers un élevage ou un abattoir d’un autre état membre (en zone indemne ou zone vaccinale). Les bovins vaccinés et les veaux nés de mères vaccinées, originaires des communes éligibles peuvent être expédiés vers l'Italie sous réserve d'une protection contre les insectes vecteurs de la DNC, d’un examen vétérinaire et de tests sanguins favorables avant leur départ.

Les communes qui répondent à ces conditions au 8 décembre sont représentées en vert clair sur la carte ci-dessous. Cette carte évoluera dans le temps, en fonction de l’avancée de la campagne de vaccination contre la DNC.

 
<em class="placeholder">carte des communes pouvant exporter vers l&#039;Italie et la Suisse au 8 décembre 2025</em>
© Ministère de l'Agriculture

La France poursuit ses négociations avec ses autres partenaires commerciaux afin d’obtenir l’accord d’autres pays, notamment l'Espagne. Les conditions d’export vers ces autres pays seront mises à jour au fur et à mesure des autorisation obtenues. 

Plus de 60% des animaux vaccinés dans la zone du Doubs

Le ministère a fait un point de situation en date du 8 décembre. Depuis l'arrivée en juin de la dermatose nodulaire contagieuse en France, 108 foyers ont été dénombrés, dans 73 exploitations agricoles de 7 départements. Ont été euthanasiés 3 089 bovins. Environ 1 million de bovins, sur les 17 millions que compte la France, ont été vaccinés. Il reste des animaux à vacciner dans les zones réglementées. Mais plus de 75 à 100 % des bovins ont été vaccinés dans les premières zones réglementées. Et plus de 60 % des bovins ont été vaccinés dans la zone élargie suite au cas dans le Doubs. Sans nouveaux cas, la levée de la dernière zone réglementée, sur les Pyrénées orientales, devrait être effective le 20 janvier.

CNOPSAV : Comité national d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale. Il comprend les représentants des vétérinaires, des instituts de recherche, et des filières d’élevage français. 

Des contrôles et des sanctions renforcés pour lutter contre les mouvements illicites

Le ministère de l'agriculture informe que « l’apparition récente de foyers dans des zones réglementées existantes résulte probablement de mouvements d’animaux, dont certains illicites ». Pour éviter que « des comportements individuels irresponsables n’aient de conséquences collectives massives, les contrôles seront encore renforcés par instruction aux préfets et des sanctions sévères pourront être appliquées en cas de non-respect des règles : amende en cas de non-respect des mesures de limitation des mouvements ; augmentée en cas de récidive ; non dédommagement par l’État pour le dépeuplement si les infections résultent de comportements interdits. »

Les plus lus

<em class="placeholder">démonstrateur centrale agrivoltaïque Voltalia sur prairie avec des vaches</em>
Agrivoltaïsme : les ombrières de faibles hauteurs perturbent peu les vaches mais modifient la composition de la prairie à Poisy, en Haute-Savoie

Avec des hauteurs inférieures à 2,20 mètres, les panneaux fixes installés sur une prairie pâturée de la ferme de Poisy, en…

<em class="placeholder">Laurence, Christophe et Matthieu Debreuilly et leur conseillère Caroline Tostain</em>
« Avec notre passerelle, nos vaches traversent la route en sécurité », dans la Manche

Le Gaec Debreuilly dans la Manche dispose depuis l’été 2025 d’un pont pour que les vaches puissent traverser une route…

<em class="placeholder">Gilles Onillon, éleveur laitier, dans une prairie avec ses vaches Jersiaises</em>
« La fétuque élevée repart toujours après une période de chaud », dans le Maine-et-Loire

Le Gaec de la Jutière, dans le Maine-et-Loire, intègre de la fétuque élevée méditerranéenne dans son mélange prairial. Cette…

<em class="placeholder">éleveur qui lit son contrat</em>
Contrat : que risque un producteur agricole qui ne livre pas volontairement les quantités prévues ?

Les cours grimpent et le prix de votre contrat de vente ne suit pas. Vous aimeriez saisir l’opportunité et vendre une partie…

<em class="placeholder">John Plard, éleveur laitier</em>
« J’aurais dû anticiper l’explosion des cellules au robot de traite », dans la Sarthe
L’EARL Plard dans la Sarthe n’avait pas de problème de cellules avant le passage au robot de traite. Pourtant, l’élevage a dû…
<em class="placeholder">Jérémy Amans, éleveur laitier</em>
« J’ai investi dans un robot de traite reconditionné pour 30 vaches », dans l’Aveyron

Installé seul, Jérémy Amans a fait le choix de l’automatisation de la traite et du raclage, ainsi que de la délégation de la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière