Aller au contenu principal

Bourse Nuffield : candidatez pour explorer l’agriculture dans le monde !

L’association Nuffield France, membre du réseau Nuffield International, a annoncé en mai l’ouverture des candidatures à la bourse du même nom. L’objectif : donner la possibilité à des agriculteurs ou actifs agricoles de découvrir l’agriculture dans le monde autour d’un sujet de son choix. 

Antoine, Elsa, Laure, Anaël et Olivier, lauréats Nuffield, lors du CSC en mars 2025 en Nouvelle Zélande.
Chaque année, le jury français de la bourse Nuffield sélectionne un à trois lauréats qui sont alors invités à partir à l’étranger pour explorer leur sujet de recherche.
© Nuffield France

« Aller chercher, partout dans le monde, les meilleures idées et les meilleurs techniques. » Tel est l’objectif historique annoncé par la bourse Nuffield. Créée en 1947 en Angleterre, cette bourse de la Fondation du même nom est ouverte aux actifs du monde agricole des pays membres du réseau Nuffield International, soit une quinzaine de pays dans le monde dont la France (Australie, Argentine, Afrique du Sud, Brésil, Chine, Inde, Italie…). 

En pratique, il s’agit pour les lauréats d’approfondir, en rencontrant des acteurs du secteur dans différents pays, un sujet technique de leur choix en lien avec l’agriculture. Par exemple, les énergies renouvelables, l’attractivité du métier, l’adaptation au changement climatique, le maintien du lien avec la société ou encore les leviers génétiques pour les productions végétales et animales. 

Relire : Pourquoi participer à la bourse Nuffield ?

Environ 12 000 € de dotation pour les lauréats français

Chaque année, le jury français sélectionne un à trois dossiers et invite alors leurs auteurs à partir à l’étranger pour explorer leur sujet de recherche. Pour ce faire, le montant de la bourse est fixé à 12 000 € environ en France, financé par des partenaires privés : le Crédit agricole, l’APCA, la Confédération Nationale de l’Elevage, les réseaux Actura et Axema et l’AGPB. Il permet de couvrir les frais des différents voyages liés à l’étude, la participation aux activités de l’association et un éventuel service de remplacement sur l’exploitation agricole. 

Quelles conditions remplir pour candidater à la bourse Nuffield ? 

Pour s’inscrire, il faut avoir entre 25 et 45 ans et avoir un « bon niveau d’anglais (à perfectionner durant le parcours) » d’après le site. Si elle ne nécessite aucun diplôme préalable, l’expérience demande une « forte implication ». Les lauréats doivent se rendre disponibles environ 12 semaines sur deux ans (voyages, rapport, restitution etc.). 

Les candidats sélectionnés s’engagent à participer à la Contemporary Scholars Conference (CSC), événement rassemblant les boursiers du monde entier. Après le Japon en mars 2026, le prochain CSC se tiendra au Zimbabwe en mars 2027. Concernant leur étude personnelle, chaque participant choisit ses destinations en fonction de son sujet, avec l’aide du réseau international. « En dehors du CSC, les lauréats sont libres de s’organiser comme ils le souhaitent pour les voyages, en fonction du thème, de leurs destinations et de leurs contraintes personnelles et professionnelles », précise Baptiste de Fressanges, ancien lauréat, agriculteur et président de Nuffield France. Un rapport synthétisant les résultats doit être rendu et présenté oralement au maximum deux ans après la sélection.

Quelles sont les échéances pour s’inscrire ? 

Les inscriptions pour la promotion 2027 sont ouvertes jusqu’au 30 juin 2026. Le dossier de candidature est à télécharger sur le site de l’association. Après une première sélection, huit à dix candidats seront convoqués par le jury pour un échange oral à l’automne 2026. Les nouveaux lauréats seront annoncés en janvier 2027. 

Relire : Bourse Nuffield 2024 pour l’agriculture : les candidatures sont ouvertes

Les plus lus

Carte de France des arrêtés de restrictions des travaux agricoles face aux risques d'incendies. Les départements soumis à des restrictions sont en rouge.
Moisson 2026 et risque d’incendie : carte des départements interdisant la récolte aux heures les plus chaudes

La canicule et la sécheresse accentuent les risques de départs d’incendies pendant les moissons et plusieurs feux de champs…

Volailles label-rouge autour d’un bâtiment
Pas-de-Calais : « Ce projet de poulaillers c’est tout à fait ce que les Français veulent ! Ce n’est pas possible de vouloir l’empêcher », s’insurge Icilaterre

L’association d’agriculteurs consommateurs a décidé de défendre Valentin Melin, jeune polyculteur dont le projet…

Carte de la situation des eaux superficielles en France au 9 juillet 2026
Sécheresse 2026 : 39 départements en situation de crise, quelles conséquences sur les activités agricoles ?

Après le manque de précipitations en avril, les épisodes caniculaires fin mai et en juin, les arrêtés de restriction d’eau se…

Moisson 2026 et risque d’incendie : nouvelles interdictions de récolter l’après-midi durant la canicule

Avec la troisième vague de chaleur, de nouvelles restrictions des plages horaires pour effectuer les travaux agricoles sont…

Paysage agricole
Aides PAC 2025 : les montants réévalués à la hausse pour l’écorégime bio, les jeunes agriculteurs, les aides couplées animales et végétales

Plusieurs arrêtés parus ce 12 juin au journal officiel réévaluent à la hausse les montants annoncés pour la campagne 2025 des…

bâtimentr dans un champ de maïs
Pesticides interdits : un article de la presse brésilienne provoque la colère des producteurs européens de maïs

Un article sur les résidus de pesticides interdits qu’on retrouve dans les produits importés, récemment publié dans la presse…

Publicité