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Un accord cadre entre l’OP bio Seine et Loire et Lactalis

L'accord porte sur un plan de progrès et une formule de prix bio intégrant pour moitié le prix de revient.

 © A. Conté
"Nous avons clairement l'ambition d'être n°1 mondial sur le marché des produits laitiers bio dans quelques années", a affirmé la directrice générale de Lactel, Anne Charlès-Pinault lors de la signature de l'accord cadre entre Lactalis et l'OP Bio Seine et Loire..
© A. Conté

L’accord marque l’aboutissement de deux années de travail entre Lactalis et ces quatre partenaires (OP Seine et Loire, OP bio de l’Est, Unicoolait, Ucanel). Un travail de coconstruction qui a transformé l’initiative des producteurs de l’OP bio Seine et Loire en projet de marque avec Lactel « Bio engagé ». L'histoire a démarré en 2016 avec l'élaboration par cette OP d'une charte au-delà de la réglementation pour sécuriser la filière et renforcer la rémunération. " Nous avons présenté cette charte à Lactalis et rencontré la volonté de la faire aboutir », résume Jean-Pierre Lemesle, coprésident de l’OP Seine et Loire.

Prise en compte du risque climatique

Le résultat est une démarche de progrès avec un plan sur cinq ans et des objectifs précis : un minimum de 180 jours de pâturage et de 75 % d’herbe dans la SFP ; une place par vache à l'étable et à l’auge (à 3 ans) ; moins de 300 000 cellules en moyenne sur l’année ; moins de 30 % de mammites, de 10 % de boiteries (5 % de boiteries sévères) ; une sensibilisation aux gaz à effet de serre (Cap2ER niv1), des aides à la plantation d’arbres (jusqu’à 1 000 €) et des formations aux médecines complémentaires. Une prime de 5 €/1 000 l est prévue pour un engagement dans la démarche.

L'accord porte par ailleurs sur les modalités de détermination du prix du lait bio. La formule de prix de base intégre pour moitié le prix de revient établi par Idele, en tenant compte du risque climatique : cet indicateur pourra être adapté chaque trimestre en fonction de l’indice Isop de pousse de l’herbe et l’indice Ipampa de l’évolution des coûts de production. La formule intègre pour moitié le prix FranceAgriMer bio pour refléter le marché. Les 210 producteurs de l’OP Seine et Loire livrant à Lactalis adhéreront tous à la démarche au 1er janvier 2020. Elle devrait progressivement s’étendre aux autres éleveurs bio livrant le groupe, soit 570 exploitations pour 180 millions de litres. Sur 2019, le prix de base s’élève à 474 €/1 000 l.

 

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