Plan sécheresse : la Fnab demande de prioriser le maraîchage diversifié
La Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) appelle, dans un communiqué du 18 septembre, à prioriser le maraîchage diversifié dans l’accès au « fonds de réarmement agricole », annoncé dans le cadre du plan sécheresse (Casi) du gouvernement.
La Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) appelle, dans un communiqué du 18 septembre, à prioriser le maraîchage diversifié dans l’accès au « fonds de réarmement agricole », annoncé dans le cadre du plan sécheresse (Casi) du gouvernement.
Alors qu’un « fonds de réarmement agricole » a été annoncé début septembre par la ministre de l’Agriculture, la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) appelle dans un communiqué du 18 septembre à prioriser le maraîchage diversifié. Car ces exploitations, « majoritairement » installées en bio, ont subi de lourdes pertes suite à la sécheresse et aux épisodes de canicules de cet été : selon une étude menée fin août par la fédération, les pertes les plus importantes sont recensées sur les filières légumes, arboriculture et certaines production céréalières. Des pertes totales de récolte ont été relevées, indique la Fnab. « Ce fonds sera particulièrement important pour les fermes bios qui sont globalement moins bien assurées », ajoute la fédération, citant un rapport de la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale (2026). C’est d’autant plus le cas chez le maraîchage et les fermes de petites tailles comme le maraîchage diversifié, soutient la Fnab.
Pour rappel, ce fonds est doté de 235 millions d’euros et est à la main des préfets de région. Il s’inscrit dans le plan sécheresse (Casi) d’Annie Genevard.
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« C’est fâcheux quand même d’oublier 17% des fermes françaises »
La fédération dénonce aussi un « oubli », de la part des préfets, des agriculteurs biologiques dans les discussions dans les départements, notamment pour la construction des critères d’attribution du fonds de réarmement. « C’est fâcheux quand même d’oublier 17% des fermes françaises », dénonce Olivier Chaloche, co-président de la Fnab, cité dans le communiqué. Au-delà de l’accès prioritaire au maraîchage diversifié, l’organisation demande que les surfaces agricoles couvertes par une assurance multirisques climatiques « restent sur l’ISN [indemnisation de solidarité nationale, ndlr] pour ne pas vider les enveloppes ».
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