Aller au contenu principal

PAC : le ministère se défend de baisser les aides à la bio

A la veille de la mobilisation des agriculteurs bio mécontents des arbitrages français sur la PAC, le ministère fait un point sur les futurs aides en faveur de l’agriculture biologique.

© Réussir

« La PAC sera plus verte que la PAC actuelle », lance-t-on au cabinet du ministre de l’Agriculture. Face aux réactions et à l’organisation d’une manifestation des agriculteurs bio le 2 juin à Paris, le ministère de l’Agriculture se défend de réduire les aides à l’agriculture biologique.

Dans l’arbitrage actuel, des aides à hauteur de 340 millions d’euros par an entre 2023 et 2027 sont prévus afin d’atteindre 18% de la surface utile cultivée en agriculture biologique à l’échéance de 2027. Le cabinet rappelle la volonté du ministre de doubler les surfaces conduites en agriculture biologique « entre maintenant et 2027 ». A ces aides, vont s’ajouter les éco-régimes, auxquels l’agriculture biologique pourra prétendre au niveau supérieur « sans aucune autre condition que la détention du label AB ».

Le cabinet rappelle que dans la PAC actuelle les montants accordés à la bio s’élèvent à 250 millions d’euros pour les aides à la conversion et quelques aides au maintien conservés dans certaines régions. « Nous augmentons donc de 30% les aides à la bio », se défend le ministère.

« On entend que le gouvernement réduit le soutien à la bio, c’est faux, nous l’augmentons de 30% et nous ne baissons pas nos ambitions puisqu’il est question de doubler les surfaces en agriculture biologique », précise-t-on.

Sur les éco-régimes, les négociations sont encore au niveau européen, que ce soit 30 ou 25% du total des paiements directs. Rien ne semble décider à ce stade.

Sur la suppression des aides au maintien en 2023, le ministre assume ce choix, considérant qu’il faut aider ceux qui veulent se lancer pour satisfaire la demande des consommateurs. Les régions qui conservent pour le moment cette aide, ne pourront plus le faire à compter de 2023, mais pourrait continuer de soutenir la bio à travers des aides à l’investissement si elles le souhaitent.

Les négociations au niveau européen ayant échoué sur les paiements verts et ne reprenant qu’au cours de ce mois de juin, les arbitrages français sont attendus à l’été.

Rédaction Réussir

Les plus lus

personnes travaillant dans un champ de chous-fleurs
Coupes budgétaires agricoles : les acteurs bio vent debout contre le Conseil régional de Bretagne
La Région Bretagne qui a annoncé une réduction d'un million d'euros de ses aides à l'agriculture durable pour 2026 provoque l’ire…
Claas réorganise son usine française de Woippy pour augmenter sa production de presses à balles rondes et à balles cubiques
Machinisme
Claas a revu et optimisé l’outil de production de son usine de Woippy en Moselle, afin d'augmenter la capacité de…
Céréales et oléoprotéagineux bio : manque de disponibilités en tournesol, maïs et petit épeautre
La Depeche
Le marché en alimentation humaine des grains bio s’oriente différemment selon les produits. 
Produits laitiers : le pivot chinois, d’importateur massif à exportateur émergent
Les Marches
La Chine demeure un importateur considérable de produits laitiers, mais on observe un développement net de ses exportations,…
Lancement de la campagne de promotion de la viande de chevreau
Chevre
La campagne « C’est la saison du chevreau de nos terroirs » propose des outils de communication pour inciter à…
Céréales et oléoprotéagineux bio : des équilibres de marché fragiles à l’approche de la fin de campagne
La Depeche
Le marché des céréales et oléoprotéagineux bio évolue dans un contexte d’équilibre fragile en cette seconde partie de campagne.…
Publicité