Comparaison semis direct et labour : un gain de temps de 25 à 50 % selon les études
Une étude récente menée en Bourgogne-Franche-Comté sur un site d'expérimentation de la coopérative Alliance BFC apporte des précisions sur les gains de temps possibles en non-travail du sol comparé à un itinéraire cultural avec labour. A comparer avec des études plus anciennes d'Arvalis.
« Pour une exploitation dimensionnée à 195 hectares, les systèmes conduits en semis direct ont un temps cumulé de travail plus faible que les systèmes en travail du sol de près de 300 heures par an en absence de culture intermédiaire et 270 h/an pour les systèmes avec interculture obligatoire. » Avec un rapport à publier en 2026 et rédigé par Julien Robillard, étudiant stagiaire, ces résultats émanent de la ferme de Fromenteau en Côte-d’Or (coopérative Alliance BFC) où sont menées diverses expérimentations depuis 2012 sous la responsabilité de Vincent Vaccari, technicien expérimentation à Alliance BFC. « Le gain de temps généré par le passage en semis direct est de 27 % en pratique interculture obligatoire et 33 % sans interculture systématique », selon le rapport.
Six systèmes de cultures sont suivis sur le long terme dans l’expérimentation. Pour information, le système de culture dit SC5 (travail du sol, interculture et fumure de fond en plein) générait près de 1 000 heures de travail (990 h) en moyenne sur l’année contre 722 heures pour le système SC1 (semis direct, interculture annuelle, apport PK en plein). Le temps consacré au travail du sol n’existe plus en SC1 alors qu’il est de 266 heures en SC5, avec des labours d’opportunité, non systématiques. Le temps pour l’implantation des cultures présente peu de différence entre les deux systèmes (259 et 264 h). Les traitements phyto sont en revanche un peu plus importants en SC1 (179 h contre 161 h), liés à la gestion des adventices notamment.
Un gain de temps très important comparé à un labour systématique
Le rapport rend compte d’un travail similaire mené par Arvalis (Jérôme Labreuche) montrant des gains en traction plus importants (55 %) lors d’un passage aux techniques de semis direct dans les conditions pédoclimatiques de la ferme de Boigneville (Essonne) en sol de limon sain. Les chiffres restitués en 2014 sont plus élevés que ceux de l’étude à la ferme de Fromenteau, car « la comparaison portait sur un système avec labour systématique sur le site de Boigneville alors qu’à Fromenteau le labour est occasionnel réduisant donc les écarts de temps de travail entre les deux modalités comparées. »