Agriculture bio en Bretagne : le nombre d’exploitations et les surfaces en bio se sont stabilisés en 2025
La chambre d’agriculture de Bretagne vient de livrer les chiffres relatifs à l’agriculture bio pour 2025. Il en ressort une stabilisation du nombre d’exploitations et de la surface bio. Les résultats sont mitigés pour les différents types de production.
La chambre d’agriculture de Bretagne vient de livrer les chiffres relatifs à l’agriculture bio pour 2025. Il en ressort une stabilisation du nombre d’exploitations et de la surface bio. Les résultats sont mitigés pour les différents types de production.
Après plusieurs années de décroissance, le nombre d’exploitations et les surfaces bio se sont stabilisées en Bretagne en 2025, à 4 216 fermes et 164 684 hectares (dont 9241 en conversion) soit 10,3 % de la SAU régionale, ce qui situe la Bretagne dans la moyenne française.
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C’est ce qui ressort des données que vient de publier la chambre d’agriculture régionale. La Bretagne est la 8e région sur 13 en termes de part du bio dans la surface agricole régionale. Les surfaces ont baissé de 2 % par rapport au pic atteint en 2022 (une baisse moins importante que dans les régions voisines) et de seulement 0,5% par rapport à 2023.
La Chambre d'agriculture de Bretagne dresse ensuite un panorama contrasté de l'évolution du bio par filière régionale.
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Légumes bio : les surfaces baissent, mais la Bretagne se classe toujours première
La Bretagne reste la première région en surfaces de légumes bio, avec 1 284 fermes (plein champ, industrie et maraîchage). Mais elle n’est que la 7e région en part du bio dans les surfaces légumières, ce qui s’explique, selon la chambre d’agriculture, par la part importante des surfaces de légumes de plein champ sur la côte Nord bretonne où le bio est moins présent.
Les surfaces régionales sont en baisse de 2 % en 2025, et même de 13 % inférieures au maximum de 2022, alors qu’au niveau national elles repartent à la hausse. Le nombre d’exploitations diminuant moins que les surfaces, la taille moyenne d’une exploitation légumière bio bretonne diminue : 6,3 ha contre 7,2 ha en 2022.
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Grandes cultures bio : des surfaces en baisse sauf en protéagineux
Pour ce qui est des grandes cultures, le bio pèse pour 4,9 %. Les surfaces bio baissent de 5,7 % en Bretagne en 2025, atteignant un niveau inférieur de 12,5 %, au maximum de 2023. La part de céréales bio est légèrement inférieure à la moyenne nationale. Les surfaces et le nombre d’exploitations cultivant des oléagineux bio ont diminué de 23 % par rapport à 2023. En revanche, les surfaces de protéagineux bio augmentent de manière continue, atteignant 1 362 ha en 2025 dont 140 ha de légumes secs. Les cultures fourragères bio sont stables, après deux années de baisse.
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Bovins lait bio : augmentation du cheptel moyen par ferme en Bretagne
La Bretagne demeure la première région en nombre de fermes et de cheptel de vaches laitières bio. Près de 10 % des laitières bretonnes sont élevées en bio. La baisse de l’élevage laitier bio semble ralentir pour se stabiliser : en 2025, le cheptel diminue de 1 % et le nombre de fermes de 2,9 % (836 élevages). En revanche, la collecte diminue de 4,4 %. En cause selon la chambre d’agriculture : une baisse de production consécutive aux déclassements massifs de lait bio de 2023 et 2024, associée à des fourrages en moindre quantité l’année passée.
En 2025, on compte 11 % d’exploitations laitières en moins par rapport à 2022, mais le cheptel et la collecte ne sont que 5,1 % inférieurs. Deux explications selon la chambre d’agriculture : davantage d’arrêts d’activité chez les plus petites exploitations et l’agrandissement des exploitations existantes. Résultat, le cheptel moyen par exploitation bio augmente : de 67 vaches en 2022 à 71 vaches en 2025. Autre constat : on ne recense quasiment plus de conversion au bio depuis 2023.
Avec 439 fermes, le nombre d’exploitation et le cheptel de bovins viande en Bretagne sont relativement stables depuis 2023, alors qu’au niveau national le cheptel diminue encore en 2025. En tout, 7 % des vaches allaitantes sont bio en Bretagne.
Porcs et volailles bio : des chiffres toujours bas
La Bretagne est la première région en cheptel de porcs bio, bien qu’ils représentent moins de 1 % du cheptel porcin breton. La chambre d’agriculture a regardé l’évolution des dernières années et a constaté en 2023 une baisse rapide de cheptel (- 13 %) mais une stabilité des exploitations. « Cela illustre un ajustement des volumes à la baisse au sein des exploitations, encouragé par les groupements dans un contexte de chute de la demande » explique-t-elle. Et d’ajouter : « Puis en 2024 et 2025, 19 % des exploitations arrêtent leur activité en porc bio, alors que le cheptel global reste stable. Ainsi pendant que les uns jettent l’éponge, les autres ré-augmentent doucement leur production ».
En poulet de chair, le bio représente moins de 1 % du cheptel régional. La Bretagne a perdu 1/4 des fermes productrices et 60 % du cheptel bio depuis 2022. Le cheptel diminue encore de 12 % en 2025. Le cheptel moyen par exploitation a été quasiment divisé par deux, atteignant 5 500 volailles/ferme en 2025.
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Poules pondeuses : un report du bio vers le plein air
La Bretagne reste de loin la première région en cheptel de poules pondeuses bio, 9,3 % des pondeuses bretonnes sont bio. Le cheptel a diminué de 22 % depuis le maximum atteint en 2020, mais est stable depuis 2023. En 2025, le nombre d’exploitations diminue de 4 %, en partie en raison de déconversions du bio vers le plein air, a constaté la chambre d’agriculture.
« Enfin, les productions moins implantées en Bretagne que sont l’ovin lait et viande et le caprin lait, sont restées plutôt stables ces dernières années, autant en nombre de fermes qu’en termes de cheptels » conclut la chambre d’agriculture.
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