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Bien choisir sa cage de retournement

Parer les onglons peut être éprouvant physiquement. Une cage de retournement est une solution pour soulager l’éleveur. Il en existe de nombreux modèles : voici quelques critères pour les choisir.

<em class="placeholder">Outil multifonction intégré au parc de contention permettant de parer une brebis sur le dos</em>
Certains outils multifonction intégrés au parc de contention permettent de parer les brebis. Dans cet exemple, la brebis est sur le dos, offrant une position de travail idéale pour l'éleveur.
© Ciirpo

Le parage des onglons est une tâche technique, qui peut être éprouvante aussi bien pour l’éleveur que pour les ovins. Intégrée au parc de contention, une cage de retournement est une solution pour gagner en confort de travail lors du parage. Différents modèles de cage existent : brebis retournée sur le flanc, le gigot ou le dos, actionnement manuel ou hydraulique… Pour choisir sa cage, trois critères sont à évaluer : la santé et la sécurité de l’éleveur, le bien-être animal et la productivité.

Manuelle ou hydraulique

Contrairement aux cages manuelles, les cages hydrauliques ont l’intérêt de ne nécessiter aucun effort physique de la part de l’opérateur. Elles demandent une alimentation électrique, parfois avec des prises 380 volts. Leur coût est plus élevé : il faut compter a minima 7 000 euros pour une cage hydraulique, contre moins de 3 000 euros pour une manuelle. Les prix peuvent grimper à plus de 10 000 euros pour des cages importées.

Assise ou sur le dos

Cages manuelles comme hydrauliques comptent des modèles où la brebis est assise ou sur le dos. La position assise, c’est-à-dire posée sur le gigot, est la plus confortable pour la brebis. Elle offre l’avantage de ne pas désorienter l’animal et de lui permettre de voir ses congénères. L’animal a tendance à moins bouger, facilitant l’intervention de l’éleveur. Mais cette option peut être contraignante pour l’opérateur : selon sa taille, l’emplacement des onglons peut lui demander de se pencher en avant. D’autant que les pattes se retrouvent au niveau de son visage, ce qui peut représenter un danger. Enfin, ce type de cage s’adapte mal aux brebis de petite taille.

 

 
<em class="placeholder">Cage de retournement hydraulique où la brebis est assise</em>
La position assise est la plus confortable pour la brebis, mais est plus contraignante pour l'opérateur. © Ciirpo

Lorsque la brebis est sur le dos, ses quatre pattes sont à la même hauteur, ce qui est idéal pour le pareur. Les cages avec retournement dans l’axe du couloir sont dotées d’un arceau qui permet de retourner la brebis sans effort physique coûteux, avec une impulsion. À noter que la contention sur le dos, une posture évoquant la mort, est source de stress pour l’animal, qui peut être difficile à contenir. Ce type de cage s’adapte aussi mal aux animaux plus petits que la moyenne.

 

 
<em class="placeholder">Une cage avec brebis sur le dos </em>
Cette cage retourne la brebis sur le dos, dans l'axe du couloir. La position sur le dos facilite le travail de l'éleveur. © IAE

Plus onéreux, certains outils multifonctions permettent aussi de parer, en retournant l’animal sur le flanc. Ils permettent d’intervenir facilement à deux : l’un s’occupe des pattes arrière tandis que l’autre s’occupe des pattes avant. Mais dans ce cas, l’accès à l’animal est plus contraint, demandant systématiquement de se pencher. Cette posture inconfortable pousse l’animal à s’agiter, et allonge l’intervention.

Enfin, certaines cages effectuent un retournement désaxé par rapport au couloir de contention. Elles facilitent le travail à deux opérateurs, mais n'ont qu'un seul sens d'utilisation possible, à droite ou à gauche. Leur positionnement au sein du parc est à bien réfléchir en amont de l'achat.

 

 
<em class="placeholder">Cage de contention avec déportation de la brebis</em>
Certaines cages déportent l'animal par rapport au couloir de contention. © Peakhill

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