Aller au contenu principal

Avril rassure les éleveurs d’Armor œufs

Pour les fournisseurs de poulettes et d’œufs du groupement partenaire du binôme Avril-Sanders, rien ne change jusqu’à preuve du contraire.

Matines a fermé les centres d'emballage de Trémorel (22) et Montdidier (80), investi à Naizin (56) et partage ses outils avec Cocorette.
Matines a fermé les centres d'emballage de Trémorel (22) et Montdidier (80), investi à Naizin (56) et partage ses outils avec Cocorette.
© P. Le Douarin

Comme attendu, Christophe Le Bars directeur de la branche Filières d’élevages du groupe Avril, n’a fait aucune révélation aux 178 éleveurs bretons (poulettes et œufs) réunis le 18 juin en assemblée générale. Quelques semaines plus tôt, parce « qu’il va bien » Avril avait annoncé céder ses activités industrielles (œufs Matines et ovoproduits Ovoteam), mais il restera dans l’œuf à travers la nutrition Sanders. Il veut conclure un accord structurant, créer un leader et renforcer le rapport de force avec les acheteurs. Le groupe se donne le temps qu’il faut pour trouver le bon repreneur avec le bon projet. En attendant, il assumera la très mauvaise conjoncture. Pour faciliter la cession, il continue à améliorer la compétitivité industrielle et logistique (fermeture de centres, robotisation et saturation des restants, accord avec Cocorette).

Projet structurant à trois partenaires

Avril imagine un accord tripartite entre le repreneur, Sanders et Armor œufs, proche de celui conclu entre LDC, Sanders et le groupement Gaevol lors de la cession des abattoirs Glon. Franck Picard, président d’Armor œufs ne demande que cela. Dans l’immédiat, les contrats et engagements avec Sanders sont maintenus. 60 % des œufs des 5,4 millions de poules (dont 56 % en code 3) sont destinés à Avril, tandis que le surplus est vendu au fil de l’eau. Avec la mauvaise conjoncture, Sanders a cessé cette vente en « spot » depuis le 1er juillet pour de la vente « à la bande ». « On doit produire ce que l’on sait vendre, insiste Stéphane Athimon, responsable des filières avicoles Sanders. Actuellement, tout le monde a trop d’œufs et nous devons maîtriser notre développement. » Le code 3 sera arrêté d’ici 2025 « conformément à nos engagements », mais la décroissance s’adaptera au marché. Pour le code 2 appelé à remplacer le code 3, « il ne faut pas faire de cages ouvertes », tout en restant compétitif. Pour fournir l’industrie, cela pourrait passer par des poules blanches avec la même rémunération annuelle qu’en brunes. Quant aux codes 0 et 1, Sanders « appuie sur pause », dans l’attente d’une meilleure visibilité.

Les plus lus

<em class="placeholder">SBV a engagé un programme d’investissement de 60 millions d’euros pour augmenter de 100 000 poulets par semaine sa capacité hebdomadaire d’ici 2028.</em>
Le pôle breton du groupe volailler LDC accélère sa transformation pour valoriser l’origine France

La Société bretonne de volailles développe ses capacités et son offre de produits et services en poulet, dinde, canard et…

<em class="placeholder">Le bien-être animal et l’environnement sont rarement cités comme priorités premières, non par désintérêt, mais parce qu’ils sont perçus comme déjà intégrés ou ...</em>
Une perception plurielle des éleveurs de volailles face aux enjeux sociétaux

Bien-être animal, environnement, lien avec la société… Le projet Entr’Actes montre comment les éleveurs de volailles…

<em class="placeholder">Très automatisé, l’atelier découpe a une cadence de 6 000 poulets par heure.</em>
Le site Celvia poulet se prépare à augmenter sa production

Visite en images du site Celvia poulet de la Société bretonne de volailles qui se prépare à une phase d'investissements.

Bâtiment jeunes poulets avec plateforme
BroilerNet : Les bonnes pratiques d’élevage en poulet de chair à l’échelle européenne dans un Webinaire gratuit le 4 juin 2026

Le projet européen BroilerNet, dédié à l’identification et le partage de bonnes pratiques en élevage, se finalise après 4 ans…

<em class="placeholder">Guillaume Jordan, éleveur de 12 000 poules bio à Vénérieu : « Mes trois lots ont été élevés jusqu&#039;à 72 semaines, puis 77 et 81 semaines pour le dernier. »</em>
Allongement de la durée de ponte : « Le risque est calculé en production d'oeufs plein air et bio »

Au sein de Fermiers du Sud-Est, la décision d’allonger la carrière des poules est prise à 40 semaines et un protocole de…

<em class="placeholder">Les bâtiments de poulets construits en 2018 et 2022 sont tous deux équipés d&#039;un système pad cooling.</em>
Coup de chaleur « J’ai l’esprit plus tranquille avec les panneaux pad cooling installés dans mes bâtiments de poulets »

Pour faire face aux épisodes de fortes chaleurs, Florian Aymard, éleveur de poulets dans la Drôme, a équipé ses deux bâtiments…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)