La région Languedoc Roussillon ne soutiendra que les entreprises viticoles adhérentes à Sud de France.
A l’occasion d’une conférence de presse, Georges Frêche, président de la Région Languedoc Roussillon a annoncé un
« infléchissement important » dans la politique de soutien de la collectivité aux viticulteurs. Désormais, les aides à la promotion et à l’export ne seront plus distribuées aux fédérations mais directement aux entreprises adhérentes à la collective Sud de France.
« Depuis plusieurs années, la Région plaide pour une interprofession unique afin de relever le défi du marché mondial. Depuis le lancement du plan régional pour la viticulture en 2007, nous avons apporté au secteur plus de 14,6 M d’euros. Actuellement, 350 entreprises, soit 53 % de la production viticole, adhérant à la démarche Sud de France. Il est à noter que se sont aussi les entreprises les plus dynamiques. On a fait une interfédération, nous pensions qu’une interprofession verrait le jour, mais elle ne se fait pas aussi vite que nous l’espérions. On ne va pas obliger les gens à se fédérer malgré eux. De ce fait la Région a décidé d’aider les entreprises qui exportent sans passer par l’interfédération ce qui va donner plus d’importance à nos actions. Elles bénéficieront d’une aide directe, car j’en ai marre de distribuer de l’argent sans savoir à qui il profite. » Se « gardant de tout dérapage » Georges Frêche y est aussi quand même allé d’une de ses célèbres envolées lyriques :
« j’aime tout le monde, même les viticulteurs les plus coriaces qui ne comprennent rien à rien. Nous allons aider ceux qui s’aident eux-mêmes, les autres se débrouilleront seuls. Chacun fait ce qu’il veut mais nous ne subventionneront que ceux qui ont choisi Sud de France et qui se lancent sur les marchés international ».
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Bien que moins flamboyant dans son intervention, Fabrice Verdier, conseiller régional ,est venu appuyer les propos de Georges Frêche.
« Nous mettons 14 M d’euros sur la table dont 6 M d’euros pour la promotion de la viticulture alors que l’aide gouvernementale est de 10 M d’euros pour la France. L’interprofession unique décidée en 2006 n’est pas encore créée. La pochette Inter Sud n’est que la compilation de quatre ou cinq structures différentes. Comment être efficace ? Autre volonté : diffuser le plus largement la marque Sud de France, ça n’a pas été fait par l’interprofession. Le deal n’est pas respecté. De même le linéaire Sud de France est attendu par la distribution. Nous avons proposé les services de Septimanie Export, toujours pas de réponse. Soit on continue comme avant, soit on change. Les viticulteurs veulent que nous soyons ambitieux à l’export, mais à un moment il faudra respecter les engagements qu’ils avaient pris dans le cadre du plan viticole régional. »