Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne devraient être les principaux moteurs de la croissance de la consommation de vin dans le monde d’ici 2007, selon une étude publiée pour Vinexpo, principal organisateur de salons spécialisés dans les vins et spiritueux.
Equivalent aux ventes mondiales de la cosmétique, le chiffre d’affaires mondial du vin - un peu plus de 100 milliards de dollars en 2002 -devrait connaître une augmentation de près de 23 % sur 10 ans, de 1998 à 2007. La consommation mondiale de vins dits tranquilles (hors champagnes et effervescents) est, elle, appelée à progresser de 6,85 % entre 2002 et 2007. Cette croissance de plus de 14 millions d’hectolitres, soit plus de 1,8 milliard de bouteilles, représente plus de deux fois la production annuelle de la région de Bordeaux (sud-ouest de la France), la moitié de la production annuelle des Etats-Unis ou la totalité de la production annuelle de l’Australie.
Les marchés russe et italien sont prometteurs
A eux seuls les Etats-Unis et la Grande-Bretagne devraient réaliser plus du tiers de la croissance mondiale de la consommation de vins tranquilles, consacrant respectivement 19,62 et 12,93 milliards d’euros à leurs achats en 2007.
D’autres pays d’Europe de l’Ouest et du Nord (Belgique, Danemark, Suède, Irlande, Finlande) ainsi que le Japon devraient également participer à cette progression.
Mais les marchés russe et italien sont également prometteurs. Le premier, avec une augmentation de sa consommation de plus d’un million d’hectolitres (soit près de 134 M d’hectolitres), passerait de 4,5 litres par personne et par an à 6,1 l.
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L’Italie, déjà premier pays producteur et exportateur, devrait enregistrer entre 2002 et 2007 une croissance de la consommation de plus de 12 % qui devrait lui permettre, avec 31,55 millions d’hectolitres consommés (4,2 milliards de bouteilles), de ravir la première place à la France.
Or sur la période 1998-2007, tandis que la consommation mondiale progressera de 0,9 % l’an la production augmentera d’environ 1,1 %, selon l’étude, ce qui entraînera des surproductions dans certains vignobles.
Ce sont l’Australie et le Chili qui devraient connaître les plus fortes hausses de production, avec respectivement +34,3 % et +15,2 %, devant les Etats-Unis (12,9 %).
Malgré le ralentissement de la croissance économique, les vins vendus à plus de 5 dollars la bouteille
- seulement 13,5 % de la consommation mondiale - devrait enregistrer, d’ici 2007, un boom de 43 %.