Organisation de producteurs de légumes Ventes en recul de 5,5% pour la Sica Saint-Pol en 2018

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De gauche à droite Jean-Michel Péron, vice-président, Marc Kéranguéven président ; Olivier Sinquin, directeur. Crédits : © Franck Jourdain

L’année 2018 s’est avérée morose pour la Sica Saint-Pol. La première organisation de producteurs de légumes de France (650 exploitations, 230 000 tonnes de 47 légumes vendus sous marque Prince de Bretagne) a vu son chiffre d’affaires reculer de 5,5 % à 193,5 millions d’euros (40 % à l’export). C’est la partie légume qui a le plus chuté (- 6 % à 159 millions), l'activité horticole restant stable. Le chou-fleur, l’échalote et l’artichaut ont particulièrement souffert de conditions climatiques défavorables. Il y a toutefois eu quelques motifs de satisfaction, notamment la poursuite de l’adaptation de l’offre de la Sica aux attentes sociétales. Le bio poursuit sa montée en puissance (7 % du CA légume) avec 39 producteurs installés et 7 en conversion. Le label « cultivées sans pesticide » a été lancé sur les tomates en 2018, suivi du brocoli, des courges, et bientôt des échalotes. Pour stimuler la vente de chou-fleur, produit emblématique de la Bretagne dont la production a été divisée par deux en vingt ans (de 200 à 105 millions de têtes dont 50 millions pour la seule Sica Saint-Pol), de nouveaux outils commerciaux ont été mis en place. La Sica a organisé en juin dernier une vente télématique au cours de laquelle 6 millions de têtes ont été prévendues sur l’ensemble de la saison. Elle travaille par ailleurs sur un outil prédictif des apports en chou-fleur. Mais le vrai bond en compétitivité, ce sera 2021 quand sera mise en service sa plateforme de conditionnement ultra-moderne.  

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