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Une unité de recherche de pointe pour la filière ovine

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Chaque parc est équipé d’un distributeur automatique de concentré, de trois distributeurs automatiques de fourrages et d’un abreuvoir. Ces soixante distributeurs sont autonomes, en mode libre ou rationné. Crédits : © V. Hervé-Quartier
Les 12 parcs de 50 m² permettent de réaliser trois expérimentations en simultanée. Crédits : © V. Hervé-Quartier
Jérôme Boucherot, directeur de l'unité expérimentale Inrae d'Osmoy ; Temanuata Girard, vice-présidente déléguée à l'Agriculture et l'Alimentation de la Région Centre-Val de Loire ; Philippe Mauguin, PDG de l'Inrae, François Bonneau, président du conseil régional Centre-Val de Loire et Alain Ayong Le Kama, recteur de l'académie d'Orléans-Tours, ont inauguré les nouvelles halles de phénotypage de l'Inrae dédiées aux petits ruminants. Crédits : © V. Hervé-Quartier
Les visiteurs ont été impressionnés par les installations de recherche permettant de travailler sur un nombre d'animaux important, de réaliser des mesures précises en environnement contrôlé. Crédits : © V. Hervé-Quartier

La fierté des équipes était palpable le 6 octobre 2022 lors de l’inauguration des nouvelles halles de l’Inrae dédiées aux petits ruminants à Osmoy (Cher). Dans le berceau de la race Romane, François Bonneau, président du conseil régional Centre-Val de Loire, et Philippe Mauguin, président-directeur général de l’Inrae, ont présidé la cérémonie, dévoilant un dispositif expérimental d’envergure pour le phénotypage* des petits ruminants ovins et caprins. « Cette installation inédite en Europe est dédiée aux recherches, notamment en génétique, pour soutenir le développement de systèmes d’élevage durable de chèvres et de brebis, valorisant les fourrages, a exposé Philippe Mauguin. Elle permettra d’accélérer les recherches sur la santé et le bien-être des animaux, et sur leurs capacités génétiques à s’adapter face à la nécessaire transition agroécologique des élevages. »

60 distributeurs individuels

Cette nouvelle infrastructure expérimentale Inrae est composée de deux bâtiments, dont une halle de phénotypage à haut débit commune aux brebis et chèvres de 1 800 m2, permettant d’étudier les caractères liés à l’utilisation des ressources fourragères, la santé et le comportement, ainsi que les émissions de méthane. Cette première unité comprend douze parcs de 50 m2, permettant de mener trois expérimentations en simultané. Chaque parc est équipé d’un distributeur automatique de concentré, de trois distributeurs automatiques de fourrages et d’un abreuvoir. Ces soixante distributeurs sont autonomes, en mode libre ou rationné. Ils enregistrent les visites, les consommations individuelles en eau, fourrages et concentrés. Un système de pesée est intégré à l’abreuvoir. Ce dispositif permet de travailler sur un nombre d’animaux important, nécessaire pour la recherche génétique entre autres, avec des mesures précises et dans un environnement contrôlé.

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Concilier élevage et expérimentations

La seconde serre de 2 800 m2 héberge le troupeau caprin, un laboratoire, une salle de transformation fromagère et une nurserie pour l’étude des caractères de consommation de lait et de bien-être des jeunes animaux (ovins ou caprins).

Porté par l’unité expérimentale « Pôle de phénotypage des petits ruminants » (UE P3R) de l’Inrae, ce dispositif scientifique de pointe a été financé dans le cadre du contrat de plan État-Région 2015-2020 et a bénéficié, à ce titre, du soutien financier de l’Inrae, de la Région Centre-Val de Loire et de l’Europe pour un total de 4,175 millions d’euros.

* Le phénotypage consiste à distinguer des caractères observables d’un individu résultant des effets conjugués de son génotype (sa constitution génétique) et de l’environnement dans lequel il évolue (poids, couleur du pelage, production et composition du lait).
<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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