L’exploitation de Lionel Clappier et Fanny Tanisier, sur les terres de Vestric-et-Candiac dans le Gard, avait, le 21 janvier, un air de ferme pédagogique. Elle accueillaient mardi 21 janvier la finale régionale des neuvièmes Ovinpiades des jeunes bergers. Objectif : sélectionner les deux représentants qui porteront les couleurs du Languedoc-Roussillon lors de la finale nationale au salon de l’agriculture.
Pour la filière ovine, notamment Interbev, l’interprofession bétail et viande organisatrice, l’objectif de cette manifestation est de promouvoir le métier d’éleveur ovin et de susciter de nouvelles vocations auprès des élèves des établissements agricoles. Le défi pour cette filière est d’installer 8 000 éleveurs de moutons dans les dix prochaines années pour remplacer les actifs partant à la retraite. À cette échéance, 58 % des éleveurs de brebis partiront à la retraite. Ce renouvellement de générations est crucial car ces éleveurs détiennent 43 % de la production moutonnière française. Le concours, pour Interbev ovins et l’ensemble de la filière, vise à attirer les jeunes vers cette production au potentiel réel.
Grâce au rééquilibrage des aides de la Pac, la conjoncture économique permet une installation plus sereine et optimiste. « Sur le plan économique, la filière a des arguments à faire valoir », expliquent Nathalie Labonne, enseignant en zootechnie au lycée Terre nouvelle de Marvejols, et Laurent Esposito, enseignant en zootechnie à l’EPL de Castelnaudary. « Nous ne produisons que 47 % de la consommation française d’agneaux. Une consommation faible : 3,5 kg par habitant et par an », explique Nathalie Labonne. Il existe donc un potentiel de développement.
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