Un montage inédit

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Antoine Guéant et Justine Leroux sont depuis novembre 2019 à la tête d’une exploitation bio en brebis laitières. Ils sont venus du Pas-de-Calais se poser dans les vertes prairies du causse Méjean. Crédits : © Marion Ghibaudo

Salariée depuis juillet 2017 sur l’exploitation de Gilles Vergely, Justine Leroux a trouvé sa place. Avec son compagnon Antoine Guéant, elle a décidé de prendre la suite de l’exploitant qui préparait sa retraite. Elle qui rêvait d’une carrière dans l’équitation, la voilà qui s’occupe de brebis. Un changement radical que Justine Leroux assume avec un grand sourire lumineux. « J’ai toujours été passionnée d’élevage », confie-t-elle.

Des montages complexes…
En 2019, Justine Leroux bascule en parrainage. Cette année a aussi permis aux jeunes agriculteurs de préparer les dossiers de rachat : une belle propriété de 410 hectares, très peu morcelée.
« On ne pouvait pas financer seuls l’achat de toute l’exploitation, alors il a fallu trouver d’autres moyens », décrit Justine Leroux. Après de nombreuses heures de recherche et des rendez-vous avec les banques et organismes agricoles concernés (Safer, Cerfrance, chambre d’agriculture pour les principaux), des pistes se dessinent. « On est passé par des hauts et des bas durant cette année », souffle Justine Leroux. « Les banques nous ayant refusé le financement intégral, nous nous sommes tournés vers la Safer pour évoquer le portage », détaille le duo. Ce montage permet à la Safer de se porter acquéreur d’une partie des terres, et de garder les exploitants en location dessus, via un bail Safer. « Nous avons acheté 150 hectares sur les 310 à vendre et le reste en portage », décrit Antoine Guéant.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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