Un bilan 2008 favorable pour les échanges extérieurs français

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Malgré un déficit record des échanges extérieurs français, le secteur agroalimentaire affiche une fois encore un bilan largement positif de 9,3 milliards d’euros, en progression de 289 millions d’euros sur 2007.

Le déficit des échanges extérieurs français a atteint en 2008 un niveau record de 55,7 milliards d’euros (notre édition d’hier). Dans ce contexte dangereusement négatif, le secteur agroalimentaire joue l’exception en affichant une fois encore un bilan largement positif de 9,3 milliards d’euros, en progression de 289 millions d’euros sur 2007. Sur le seul mois de décembre, l’excédent atteint 657 M€, 50 M€ de mieux qu’en décembre 2007.

Sur l’ensemble de l’année 2008, les exportations françaises de produits agricoles brut ont rapporté 13,7 milliards d’euros contre 11,8 l’année précédente tandis que les ventes de produits transformés progressaient de 34,8 à 36,3 milliards.

Toujours les même locomotives

Parmi les produits qui ont suscité les plus forts excédents, figurent les habituelles vedettes : les céréales dont les exportations ont fait un bond en avant, passant de 4,6 à 6,5 milliards d’euros et les vins et champagnes qui, malgré une stagnation, ont fait entrer 6,8 milliards d’euros : ces deux produits phares laissent respectivement un solde positif de 6,1 et 6,25 milliards. En revanche, le secteur eaux-de-vie et alcools, parmi lesquel figure le cognac en première position, présente un excédent en sensible régression avec 1,84 milliards d’euros contre 1,97 en 2007.

Les oléoprotéagineux réalisent aussi un très beau score avec des exportations atteignant 1,24 milliard d’euros contre 827 M€ en 2007 et laissant un excédent de 597 M€ contre 429 en 2007.

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Pour ce qui est des céréales, la recette a été assurée par des prix encore très élevés jusqu’en début de campagne céréalière (juillet) mais aussi par des volumes en augmentation. Ainsi, les sorties de blé ont augmenté de 48 % en valeur et de 13 % en volume. Il faut ajouter aux céréales et aux oléoprotéagineux, les produits dérivés et les aliments pour animaux.

Le bilan élevage-viande est moins brillant. Si les échanges d’animaux vivants et d’œufs ont permis un solde positif de 1,06 milliard, contre 1,14 en 2007, le déficit viande bovine atteint 341 M€ , la viande porcine améliore son modeste excédent avec 126 M€ et le poste volaille est quasi stable pour un excédent de 347 M€.

Les produits laitiers réalisent une belle performance avec 2,97 milliards d’euros, en hausse de 400 millions sur 2007.

La progression des exportations a cependant été contrariée par celle des importations qui sont passées de 37,6 milliards à 40,7. Les grands postes déficitaires restent les fruits et légumes, respectivement 1,5 milliard d’euros et 720 millions, les produits préparés de fruits et légumes 1,92 milliard d’euros, les huiles, tourteaux, corps gras, 2,98 milliards d’euros et les produits préparés de la pêche et l’aquaculture avec, pour les deux postes, un déficit de 2,5 milliards d’euros. Quant au tabac, il présente un déficit de 1,1 milliard d’euros contre 1,37 en 2007 ; le Français aurait-il réduit à ce point sa consommation de tabac ?

L’Union européenne reste de loin notre premier client, mais aussi notre premier fournisseur, avec un solde positif de 8 milliards d’euros dont 4,7 en produits bruts et 3,3 en produits transformés ; c’est 300 millions d’euros de mieux qu’en 2007. Le solde est quasi stable avec les pays tiers, affichant un excédent global de 1,27 milliard d’euros, les produits étant en déficit de 1,26 milliard d’euros et les produits transformés, en excédent de 2,53 milliards d’euros.

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