Cette fois, ça y est. Annoncée de longue date dans le cadre de la réforme des professions comptables, la transformation du centre de gestion agricole agréé en association de gestion et de comptabilité (AGC) est effective depuis début 2007. Principale incidence : le CER France Cantal va pouvoir proposer ses services à “tous les acteurs économiques de la ruralité” alors qu’il ne s’occupait jusque-là que des agriculteurs. Evolution matérialisée par l’entrée d’un artisan (René Condamine, carrossier à Aurillac) dans un conseil d’administration qui ne comptait que des agriculteurs. Lesquels voient visiblement cette évolution d’un bon œil à en juger par les applaudissements qui ont salué son élection, lundi à Arpajon devant l’assemblée générale du centre. De l’agricole au rural
“Historiquement, les agriculteurs sont les adhérents privilégiés du
centre et ils le resteront bien évidemment encore demain, et notre
développement externe ne se fera pas au détriment du monde agricole”, a
rassuré le président Jean-Marc Delbos. “Mais notre organisme doit aussi
s’attacher à apporter son savoir faire et ses compétences aux autres
acteurs économiques et peut même avoir un rôle fédérateur au sein du
monde rural”, poursuivait-il. En insistant sur la volonté du CER de
fonctionner avec les artisans ou commerçants dans le même esprit
qu’avec les agriculteurs, sans rien renier de ses valeurs : “Un esprit
associatif, l’attachement au territoire, la proximité, la
disponibilité, l’écoute, le service et le sens de l’anticipation”.
Outre un élargissement de sa clientèle, la réforme des professions
comptables se traduira aussi pour le centre par la nécessité de
disposer d’ici quelques années de cinq experts-comptables. Il compte
les recruter et les former parmi les membres de son personnel. “Réduire la complexité et les coûts”
Ce faisant, le CER devra s’inscrire à l’Ordre des experts-comptables :
“Deux mondes qui ne se connaissaient pas, s’ignoraient et peut-être se
craignaient un peu, vont devoir cohabiter sous la même coupole : le
monde libéral des cabinets d’experts-comptables et le monde associatif
des ACG”, remarquait Jean-Marc Delbos. Cohabitation qu’il envisage avec
sérénité pour finalement conclure : “Nous leur expliquerons que nous ne
voulons que la place qui nous revient, mais toute la place qui nous
revient”. Et comme pour montrer que le service aux adhérents
agriculteurs reste une priorité, il annoncé avec Louis-François Fontant
la signature prochaine d’une convention entre le CER et la Chambre
d’agriculture dans le domaine des prestations de service informatique
aux agriculteurs et de l’échange d’information. Mise en commun de
moyens qui visera à “réduire la complexité et les coûts” pour les
agriculteurs.
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